{"id":1481,"date":"2019-01-22T10:52:56","date_gmt":"2019-01-22T09:52:56","guid":{"rendered":"http:\/\/maclarema.fr\/blog\/?p=1481"},"modified":"2019-01-22T12:31:16","modified_gmt":"2019-01-22T11:31:16","slug":"archeologie-a-jerusalem-enjeux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/archeologie-a-jerusalem-enjeux\/","title":{"rendered":"Arch\u00e9ologie \u00e0 J\u00e9rusalem : enjeux"},"content":{"rendered":"\n<p>Le revue <em>Les cahiers de l&rsquo;Orient<\/em>&nbsp; fond\u00e9e par le journaliste et politologue Antoine Sfeir, a publi\u00e9 au printemps 2018, en contribution aux d\u00e9bats suscit\u00e9s par les d\u00e9clarations de Donald Trump (1),  un num\u00e9ro passionnant intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;<em>J\u00e9rusalem, du pass\u00e9 au pr\u00e9sen<\/em>t&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"alignleft\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"206\" height=\"300\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/CahiersOrien.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1492\"\/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>J\u00e9rusalem \u00e9tant depuis toujours au\nc\u0153ur des investissements symboliques religieux, des conflits et des\nguerres men\u00e9es pour sa possession, la conservation de la diversit\u00e9\nde son patrimoine culturel et la recherche arch\u00e9ologique \u00e9chappent\ndifficilement \u00e0 l&rsquo;instrumentalisation politique des maitres de la\nville. Au fil des si\u00e8cles, chaque nouveau pouvoir en place, &#8211;\nRomains, Byzantins, Musulmans Omeyyades,Abbassides ou Ayyoubides,\ncrois\u00e9s, Mamelouks, Ottomans, Britanniques&#8230; &#8211; a voulu marquer ses\npr\u00e9rogatives et privil\u00e9gier ses propres croyances. \n<\/p>\n\n\n\n<p>Le pouvoir isra\u00e9lien fait de m\u00eame&nbsp;;\n malgr\u00e9 les aspirations \u00e0 l&rsquo;objectivit\u00e9 scientifique des\nchercheurs, il n&rsquo;h\u00e9site pas \u00e0 d\u00e9truire des quartiers entiers de la\nville pour retrouver ou mettre en valeur  des traces historiques de\nla pr\u00e9sence juive.  Ind\u00e9pendamment de leur int\u00e9r\u00eat scientifique,\nles d\u00e9couvertes servent aussi \u00e0 l\u00e9gitimer l&rsquo;appropriation\ng\u00e9o-politique de la cit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Les historiens et arch\u00e9ologues qui ont\ncontribu\u00e9 \u00e0 ce dossier s&rsquo;attachent \u00e0 montrer comment le r\u00e9cit\nactuel de l&rsquo;histoire de J\u00e9rusalem se construit en fonction de\nfouilles arch\u00e9ologiques orient\u00e9es, s\u00e9lectives ou m\u00eame\ndestructrices.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mythes et politique <\/strong>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un texte intitul\u00e9 <em>J\u00e9rusalem, outil \u00e0 usage politique multiple&nbsp;<\/em>, Elie Barnavi (4) retrace l&rsquo;histoire des affects investis sur le nom de J\u00e9rusalem. Les querelles de l\u00e9gitimit\u00e9 pour la possession de la ville se jouent essentiellement au travers des r\u00e9cits historico-religieux, chaque partie affirmant sa priorit\u00e9 sur les autres, alors que cette possession n&rsquo;a pas toujours \u00e9t\u00e9, dans le mouvement sioniste et pour les fondateurs d&rsquo;Isra\u00ebl, un enjeu d\u00e9terminant&nbsp;: comme Th\u00e9odor Herzl avant lui,  David Ben Gourion, dirigeant nationaliste la\u00efque et r\u00e9aliste, attachait peu d&rsquo;importance \u00e0 J\u00e9rusalem. Les fondateurs de l&rsquo;Etat d&rsquo;Isra\u00ebl avaient admis le partage de la ville en deux entit\u00e9s distinctes, J\u00e9rusalem Ouest isra\u00e9lienne et J\u00e9rusalem Est jordanienne, et ils avaient prudemment accept\u00e9 le partage des responsabilit\u00e9s dans la gestion des lieux saints.  <\/p>\n\n\n\n<p>Mais la guerre de 1967 a permis \u00e0\nTsahal d&rsquo;entrer dans la vieille ville, jusque l\u00e0 interdite, et\nd\u00e9clench\u00e9 au fil du temps, dans un processus qui a \u00e9chapp\u00e9 aux\nmilitaires et aux la\u00efques, un emballement populaire, religieux et\npolitique, pour la sacralisation juive des lieux. \nSous cette double banni\u00e8re rassemblant\nreligieux fanatiques et droite nationaliste, Netanyahou a conquis\ndurablement le  pouvoir, confort\u00e9 maintenant par Donald Trump\nproclamant, en d\u00e9cembre 2017, J\u00e9rusalem capitale d&rsquo;Isra\u00ebl.  La\ndroite messianique isra\u00e9lienne et les \u00e9vang\u00e9listes am\u00e9ricains ont\naussit\u00f4t acclam\u00e9 cette d\u00e9cision comme le geste d&rsquo;un \u00ab&nbsp;nouveau\nCyrus&nbsp;\u00bb, protecteur biblique du peuple juif. <br>Ces deux\nmessianismes, juif et chr\u00e9tien, en toute fin contradictoires,\nalourdissent cependant de concert la charge mythique  de J\u00e9rusalem.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Chute de l&#8217;empire ottoman<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Or J\u00e9rusalem, ville des trois monoth\u00e9ismes, est un brulot au c\u0153ur du conflit isra\u00e9lo-palestinien, n\u0153ud insoluble depuis la chute de l&#8217;empire ottoman. Ainsi, nous explique Mireille Duteil (5), lorsqu&rsquo;en 1916, en pr\u00e9vision de la victoire contre l&rsquo;Allemagne et l&#8217;empire ottoman alli\u00e9s, Londres et Paris d\u00e9cident de se partager l&rsquo;administration du Moyen Orient, ces premiers accords attribuent la Syrie et le Liban \u00e0 la France, l&rsquo;Irak, le Koweit et l&rsquo;Arabie saoudite \u00e0 la Grande-Bretagne, et pr\u00e9voient de placer la Palestine et J\u00e9rusalem sous un r\u00e9gime de gestion internationale. <br>En fait, la Grande-Bretagne fait cavalier seul et contrecarre tout projet d&rsquo;internationalisation de J\u00e9rusalem&nbsp;; elle pousse les populations arabes \u00e0 se r\u00e9volter contre l&#8217;empire ottoman et affirme soutenir le projet \u00ab&nbsp;<em>d&rsquo;une grande nation arabe&nbsp;<\/em>\u00bb aupr\u00e8s du chef Hach\u00e9mite Hussein ben Ali, ch\u00e9rif de la Mecque. En 1917 J\u00e9rusalem est conquise par les Britanniques et, loin du projet de statut international, la ville devient le c\u0153ur de deux projets de construction nationale, sioniste et palestinien.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>D\u00e9claration Balfour<\/strong><br>Sans doute en partie pour contenir la mont\u00e9e des nationalismes arabes, qu&rsquo;elle soutenait jusqu&rsquo;alors, la Grande Bretagne, par la \u00ab&nbsp;d\u00e9claration Balfour&nbsp;\u00bb en 1918, affirme envisager \u00ab&nbsp;<em>favorablement l&rsquo;\u00e9tablissement en Palestine  d&rsquo;un foyer national pour le peuple juif&nbsp;<\/em>\u00bb et forge ainsi un moyen de division, non plus seulement nationaliste, mais religieux&nbsp;:  les autorit\u00e9s britanniques de la ville organisent des scrutins municipaux sur des bases communautaires confessionnelles, les rivalit\u00e9s entre sionistes et nationalistes arabes sont attis\u00e9es, et de violentes \u00e9meutes \u00e9clatent dans tout le pays entre 1921 et 1936. <br>Les conditions sont r\u00e9unies d&rsquo;un probl\u00e8me insoluble&nbsp;: Les Juifs, minoritaires mais depuis toujours pr\u00e9sents en Palestine, se voient augment\u00e9s de nouvelles populations juives  fuyant d&rsquo;abord les pogroms d&rsquo;Europe centrale puis les exactions nazies (160 000 entre 1933 et 1936), et voyant dans la cr\u00e9ation d&rsquo;un \u00ab&nbsp;foyer national juif&nbsp;\u00bb la seule chance de survie.  <\/p>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet la suite&nbsp;: apr\u00e8s la 2\u00e8me guerre mondiale, la Grande Bretagne se retire prudemment, laissant \u00e0 l&rsquo;ONU le soin de r\u00e9gler la question. L&rsquo;Etat d&rsquo;Isra\u00ebl est proclam\u00e9 en 1948, malgr\u00e9 l&rsquo;opposition farouche des pays arabes, et J\u00e9rusalem partag\u00e9e, travers\u00e9e par des barbel\u00e9s.  <br>Le sort de J\u00e9rusalem n&rsquo;est pas clos&nbsp;: la partie Est, jordanienne, est conquise sans combat en 1967 lors de la \u00ab <em>guerre des six jours<\/em>&nbsp;\u00bb et annex\u00e9e en juillet malgr\u00e9 la r\u00e9solution 267 de l&rsquo;ONU d\u00e9clarant \u00ab&nbsp;<em>nulle et non avenue<\/em>&nbsp;\u00bb cette annexion  <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Destructions<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;usage de l&rsquo;arch\u00e9ologie et de la protection du patrimoine va vite se r\u00e9v\u00e9ler probl\u00e9matique. D\u00e8s le mois de juin 1967, avant toute d\u00e9cision politique, alors que l&rsquo;arm\u00e9e isra\u00e9lienne occupe les Lieux saints, le vieux quartier des Maghr\u00e9bins, situ\u00e9 en face du Mur des Lamentations est ras\u00e9 et ses habitants arabes&nbsp;\u00e9vacu\u00e9s en quelques heures. Ir\u00e8ne Salen\u00e7on et Vincent Lemire (11) rapportent l&rsquo;histoire de cette destruction men\u00e9e pour d\u00e9gager l&rsquo;acc\u00e8s au seul patrimoine tangible de l&rsquo;antiquit\u00e9 juive.<br>Les destructions h\u00e2tives destin\u00e9es \u00e0 mettre en valeur le Mur des Lamentations t\u00e9moignent de l&rsquo;indiff\u00e9rence des vainqueurs \u00e0 l&rsquo;histoire r\u00e9elle de la ville, mais ne sont pas le fait des arch\u00e9ologues. Peut-on croire cependant que ceux-ci, conscients des exigences scientifiques de leur discipline, restent \u00e0 l&rsquo;abri de recherches orient\u00e9es, d&rsquo;interpr\u00e9tations ou de destructions partisanes ?<\/p>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9cits nationaux et fouilles<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Michael Jasmin (6) rappelle que toutes les nations se sont construites a partir d&rsquo;un \u00ab\u00a0<em>r\u00e9cit national<\/em>\u00a0\u00bb, l&rsquo;histoire, le patrimoine culturel et arch\u00e9ologique  \u00e9tant mis au service d&rsquo;un projet id\u00e9ologique. En Isra\u00ebl, Etat jeune, le r\u00e9cit national est fond\u00e9 sur la Bible et l&rsquo;arch\u00e9ologie joue un grand r\u00f4le dans la construction identitaire\u00a0; entre 1967 et 2017, des centaines d&rsquo;op\u00e9rations ont \u00e9t\u00e9 men\u00e9es, par les services arch\u00e9ologiques mais aussi par le minist\u00e8re des affaires religieuses, dans des lieux cern\u00e9s par des enjeux religieux et politiques.  <br>L&rsquo;auteur esquisse les histoires architecturales intriqu\u00e9es de la ville, o\u00f9 se joue aussi le r\u00e9cit national palestinien, et rend compte des conflits auxquels les nombreuses op\u00e9rations d&rsquo;am\u00e9nagement et les fouilles associ\u00e9es ont donn\u00e9 lieu, avec les autorit\u00e9s musulmanes mais parfois aussi avec des groupes ultra-orthodoxes juifs.<br>Parmi les op\u00e9rations d\u00e9crites, citons, en 1996, les travaux \u00e0 vis\u00e9es touristiques men\u00e9s pour c\u00e9l\u00e9brer \u00ab\u00a0<em>le trimill\u00e9naire de J\u00e9rusalem, la Cit\u00e9 de David<\/em>\u00a0\u00bb qui pr\u00e9voient une sortie de tunnel dans la quartier musulman. Ce projet d&rsquo;incursion suscite de violentes manifestations en Cisjordanie et \u00e0 Gaza\u00a0: 70 morts Palestiniens et 14 militaires Isra\u00e9liens. <\/p>\n\n\n\n<p>Dans beaucoup d&rsquo;op\u00e9rations, les\ntravaux, d\u00e9cid\u00e9s par d&rsquo;autres instances touristiques ou\nreligieuses, ne font que s&rsquo;adjoindre des arch\u00e9ologues, responsables\ndes fouilles certes, mais sans pouvoir sur le choix des lieux et la\nconduite du projet auquel ils participent. Leurs travaux contribuent\n\u00e0 une meilleure connaissance de la ville, mais ils n&rsquo;ont aucun\ncontr\u00f4le sur les d\u00e9formations et les usages qui peuvent en \u00eatre\nfaits pour nourrir des mythes ou \u00e0 des fins de propagande..<\/p>\n\n\n\n<p><strong>l&rsquo;arch\u00e9ologie sous contrainte <\/strong>\n<\/p>\n\n\n\n<p>Rapha\u00ebl Greenberg,(7)analyse concr\u00e8tement les lourdes contraintes, id\u00e9ologiques et politiques, conscientes et inconscientes qui p\u00e8sent sur la recherche arch\u00e9ologique en Isra\u00ebl. C&rsquo;est surtout \u00e0 partir de 1967, lorsque l&rsquo;annexion de J\u00e9rusalem Est d\u00e9cha\u00eene les passions religieuses et nationalistes, que les arch\u00e9ologues isra\u00e9liens deviennent d\u00e9pendants de l&rsquo;enthousiasme collectif et assign\u00e9s \u00e0 la \u00ab\u00a0<em>r\u00e9cup\u00e9ration de la J\u00e9rusalem juive<\/em>\u00a0\u00bb&#8230; enfouie sous 2000 ans de strates chr\u00e9tiennes et islamiques. Il montre comment, \u00e0 partir de 1995, et pour contrer les accords d&rsquo;Oslo, les colons juifs dans les parties palestiniennes de J\u00e9rusalem se sont empar\u00e9 de l&rsquo;arch\u00e9ologie comme un moyen de s&rsquo;implanter dans la vieille ville, \u00e0 Silwan notamment &#8211; le cas est d\u00e9crit plus loin par Ha\u00efm Jacobi (10). Des fouilles sont aussi mises au service du d\u00e9veloppement d&rsquo;activit\u00e9s \u00e9conomiques et touristiques, dans la zone du Mur en particulier.<\/p>\n\n\n\n<p>La recherche arch\u00e9ologique en Orient\nest-elle forc\u00e9ment tributaire des conditions politiques de son\nexercice ?  A travers l&rsquo;histoire sociale de l&rsquo;arch\u00e9ologie juive et\nde ses institutions \u00e0 J\u00e9rusalem, Chlo\u00e9 Rosner (9) \u00e9tudie la\ngen\u00e8se des liens associant arch\u00e9ologie et politique en Palestine&nbsp;:\nau milieu du XIXe si\u00e8cle, encore sous domination ottomane, J\u00e9rusalem\ndevient le th\u00e9\u00e2tre d&rsquo;intenses comp\u00e9titions entre puissances\neurop\u00e9ennes ou organisations religieuses, chacune revendiquant des\ndroits sur l&rsquo;histoire biblique, la Palestine et la gestion des lieux\nsaints. Leurs institutions scientifiques oscillent entre\ncollaboration et affrontement. Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, le mouvement\nsioniste s&rsquo;inscrit dans cette concurrence et fonde progressivement\nses propres institutions, l&rsquo;arch\u00e9ologie juive devient un moyen de\nl\u00e9gitimer un projet territorial national.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comment peut-on \u00eatre arch\u00e9ologue\n&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les arch\u00e9ologues, isra\u00e9liens et\neurop\u00e9ens  qui contribuent \u00e0 ce dossier des Cahiers de l&rsquo;Orient,\nlucides et  critiques sur l&rsquo;instrumentalisation de leur m\u00e9tier,\nposent les conditions d&rsquo;un exercice int\u00e8gre de leur activit\u00e9&nbsp;:\nrefuser de devoir fournir des \u00ab&nbsp;preuves&nbsp;\u00bb de telle ou\ntelle version de l&rsquo;histoire, imposer la r\u00e9duction drastique des\nfouilles de terrains, \u00e9chapper \u00e0 une perception de la ville\nexclusivement jud\u00e9o-centr\u00e9e. Ainsi Simon Dorso (8), dont les\ntravaux portent sur la Galil\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des croisades, d\u00e9nonce\nla privatisation croissante, \u00e0 partir des ann\u00e9es 2000, de sites et\nd&rsquo;activit\u00e9s arch\u00e9ologiques g\u00e9r\u00e9s et financ\u00e9s par des fondations\nou des soci\u00e9t\u00e9s priv\u00e9es dont les vis\u00e9es sont clairement\nidentitaires. Il propose la mise en valeur de parcours touristiques\nd\u00e9voilant la ville m\u00e9di\u00e9vale musulmane, dont les riches vestiges\n\u00e9clairent l&rsquo;histoire de J\u00e9rusalem. \n<\/p>\n\n\n\n<p> Contre la domestication de leur discipline, des arch\u00e9ologues revendiquent leur autonomie scientifique,  un espace de travail libre \u00e9chappant aux passions identitaires et permettant d&rsquo;interpr\u00e9ter sereinement, sans les d\u00e9truire, les traces de cultures anciennes.  <br>Une petite pierre pour la paix en Isra\u00ebl&nbsp;?<br><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Notes <\/strong>\n<\/p>\n\n\n\n<p>(1) Le 5 d\u00e9cembre 2017, Donald Trump, rompant avec plusieurs d\u00e9cennies de diplomatie am\u00e9ricaine, avait en effet d\u00e9clar\u00e9  \u00ab<em>&nbsp;Il est temps officiellement  de reconna\u00eetre J\u00e9rusalem comme capitale d&rsquo;Isra\u00ebl<\/em>&nbsp;\u00bb et d\u00e9cid\u00e9, en mai 2018, de d\u00e9placer l&rsquo;ambassade US de Tel-Aviv \u00e0 J\u00e9rusalem.<\/p>\n\n\n\n<p><br><em>(2) <strong>Les Cahiers de l&rsquo;Orient, J\u00e9rusalem&nbsp;: du pass\u00e9 au pr\u00e9sent.<br>Printemps 2018, n\u00b0 130.<\/strong><\/em><br>Articles :<br>(3) <em>J\u00e9rusalem ou l&rsquo;instrumentalisation du pass\u00e9<\/em>, par Micha\u00ebl Jasmin, arch\u00e9ologue.<br>(4) J\u00e9rusalem, outil \u00e0 usage politique multiple, par Elie Barnavi,  historien et ancien ambassadeur d&rsquo;Isra\u00ebl en France<br>(5) J<em>\u00e9rusalem, c\u0153ur du conflit isra\u00e9lo-palestinien<\/em>, par Mireille Duteil, journaliste sp\u00e9cialiste du monde arabe<br>(6) J<em>\u00e9rusalem et son patrimoine, passions du pass\u00e9 et id\u00e9ologies pr\u00e9sentes,<\/em> par Micha\u00ebl Jasmin, arch\u00e9ologue<br>(7) <em>50 ans de fouilles isra\u00e9liennes dans la ville historique de J\u00e9rusalem<\/em>, par Rapha\u00ebl Greenberg, arch\u00e9ologue<br>(8) <em>D\u00e9voiler la J\u00e9rusalem m\u00e9di\u00e9vale&nbsp;: r\u00e9flexions et propositions autour des itin\u00e9raires touristiques<\/em>, par Simon Dorso, doctorant en arch\u00e9ologie<br>(9) D<em>es institutions et des hommes&nbsp;: histoire sociale de l&rsquo;arch\u00e9ologie isra\u00e9lienne<\/em>, par Chlo\u00e9 Rosner, doctorante en histoire<br>(10) <em>\u00ab&nbsp;Silwan je t&rsquo;aime&nbsp;\u00bb&nbsp;: vers une arch\u00e9ologie du pr\u00e9sent<\/em>, par Ha\u00efm Jacobi, architecte<br>(11) <em>La destruction du quartier des Maghr\u00e9bins&nbsp;: entre histoire, urbanisme et arch\u00e9ologie (1967-2007)<\/em>, par Ir\u00e8ne Salenson, urbaniste et Vincent Lemire, historien  <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le revue Les cahiers de l&rsquo;Orient&nbsp; fond\u00e9e par le journaliste et politologue Antoine Sfeir, a publi\u00e9 au printemps 2018, en contribution aux d\u00e9bats suscit\u00e9s par les d\u00e9clarations de Donald Trump (1), un num\u00e9ro passionnant intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;J\u00e9rusalem, du pass\u00e9 au pr\u00e9sent&nbsp;\u00bb. &hellip; <a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/archeologie-a-jerusalem-enjeux\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[],"class_list":["post-1481","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-israel-palestine"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1481","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1481"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1481\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1517,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1481\/revisions\/1517"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1481"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1481"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1481"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}