{"id":1519,"date":"2019-01-30T15:08:24","date_gmt":"2019-01-30T14:08:24","guid":{"rendered":"http:\/\/maclarema.fr\/blog\/?p=1519"},"modified":"2019-08-15T12:10:01","modified_gmt":"2019-08-15T11:10:01","slug":"hommage-a-lecrivain-aharon-appelfeld","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/hommage-a-lecrivain-aharon-appelfeld\/","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain Aharon Appelfeld"},"content":{"rendered":"\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p class=\"wp-block-image is-resized\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/t\u00e9l\u00e9chargement-2.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1557\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/t\u00e9l\u00e9chargement-2.jpg\" alt=\"\" width=\"275\" height=\"184\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/644px-AtlHistMold9.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-1582 alignright\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/644px-AtlHistMold9-300x280.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"280\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/644px-AtlHistMold9-300x280.jpg 300w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/02\/644px-AtlHistMold9.jpg 644w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p>La litt\u00e9rature isra\u00e9lienne a perdu en un an deux de ses grands \u00e9crivains, Aharon Appelfeld en janvier et Amos Oz en d\u00e9cembre 2018 <a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/judas-roman-damos-oz-2016\/\">(article Judas) <\/a>. Je parlerai aujourd&rsquo;hui du premier dont j&rsquo;ai lu plusieurs livres et qui me touche particuli\u00e8rement. Cet \u00e9crivain tr\u00e8s prolifique &#8211; il a publi\u00e9 plus de 40 livres, romans, nouvelles ou po\u00e8mes, traduits en 35 langues- se revendiquait, non comme \u00e9crivain isra\u00e9lien mais comme \u00ab\u00a0un \u00e9crivain juif en Isra\u00ebl\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s Primo Levi ou Elie Wiesel, il \u00e9tait l&rsquo;un des derniers survivants \u00e0 transmettre l&rsquo;exp\u00e9rience incommunicable de la Shoah. Mais il refusait d&rsquo;\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un \u00e9crivain de la Shoah, craignant que la \u00ab\u00a0catastrophe\u00a0\u00bb comme il la nommait, ne devienne en litt\u00e9rature un objet historique ou sociologique. Tr\u00e8s m\u00e9fiant envers les discours \u00ab\u00a0gel\u00e9s\u00a0\u00bb, r\u00e9ticent \u00e0 s&rsquo;exprimer publiquement sur le conflit isra\u00e9lo-palestinien (\u00e0 l&rsquo;inverse d&rsquo;Amos Oz ou de David Grossman), tout en approuvant, en homme de sensibilit\u00e9 travailliste, la solution \u00e0 deux Etats, il pr\u00f4nait une litt\u00e9rature \u00a0\u00bb de l&rsquo;exil\u00a0\u00bb apte \u00e0 transmettre une exp\u00e9rience SINGULIERE, la seule capable de donner une voix aux disparus.<!--more--><\/p>\r\n<div id=\"attachment_1558\" style=\"width: 212px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/appelfeld-5-ans-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-1558\" class=\"size-medium wp-image-1558\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/appelfeld-5-ans-1-202x300.jpg\" alt=\"\" width=\"202\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/appelfeld-5-ans-1-202x300.jpg 202w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/appelfeld-5-ans-1.jpg 400w\" sizes=\"auto, (max-width: 202px) 100vw, 202px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-1558\" class=\"wp-caption-text\">Aharon Appelfeld \u00e0 5 ans<\/p><\/div>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<ul class=\"wp-block-categories-list wp-block-categories\">\t<li class=\"cat-item cat-item-5\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/category\/antisemitisme\/\">antis\u00e9mitisme-racismes<\/a>\n<\/li>\n\t<li class=\"cat-item cat-item-6\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/category\/culture\/\">culture<\/a>\n<\/li>\n\t<li class=\"cat-item cat-item-69\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/category\/histoire\/\">histoire<\/a>\n<\/li>\n\t<li class=\"cat-item cat-item-4\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/category\/israel-palestine\/\">Isra\u00ebl-Palestine<\/a>\n<\/li>\n\t<li class=\"cat-item cat-item-76\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/category\/litterature\/\">Litt\u00e9rature<\/a>\n<\/li>\n\t<li class=\"cat-item cat-item-1\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/category\/non-classe\/\">Non class\u00e9<\/a>\n<\/li>\n<\/ul>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Biographie<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Aharon Appelfeld (de son vrai pr\u00e9nom Erwin) est n\u00e9 en 1932 pr\u00e8s de Czernowitz*, en Roumanie, dans la r\u00e9gion moldave de Bucovine* (aujourd&rsquo;hui en Ukraine). Ses parents appartiennent \u00e0 la bourgeoisie juive assimil\u00e9e, intellectuelle, s&rsquo;exprimant en allemand*\u00a0 et parlant le ruth\u00e8ne*, le fran\u00e7ais et le roumain. Ses grands-parents pratiquants lui apprennent le yiddish. Cette enfance heureuse est brutalement interrompue par la seconde guerre mondiale. Sa m\u00e8re est fusill\u00e9e par les fascistes roumains qui ont pris le pouvoir en 1940 (coup d&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;Antonescu) (<a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/bref-apercu-de-la-longue-histoire-des-juifs-en-roumanie\/\">article La <\/a>longue histoire des Juifs en Roumanie). Il conna\u00eet la vie de ghetto puis \u00e0 la suite des accords entre Hitler et Antonescu, il est s\u00e9par\u00e9 de son p\u00e8re et est d\u00e9port\u00e9 dans un camp en Transnistrie*en 1941, dont il s&rsquo;\u00e9chappe fin 1942. Il se cache dans les for\u00eats avoisinantes \u00ab\u00a0Nous \u00e9tions comme des animaux\u00a0\u00bb \u00e9crit-il. Il vit pendant deux ans au milieu de \u00ab\u00a0gangs\u00a0\u00bb ukrainiens, de marginaux, d&rsquo;orphelins juifs comme lui. En 1944 il est lib\u00e9r\u00e9 par l&rsquo;Arm\u00e9e rouge qui l&#8217;emploie comme gar\u00e7on de cuisine 9 mois puis il traverse, avec certains orphelins et des Partisans, l&rsquo;Europe \u00e0 pied jusqu&rsquo;\u00e0 Naples o\u00f9 il est recueilli par l&rsquo;Alyat Hanoar* qui l&rsquo;envoie en Palestine (1946). Il apprend l&rsquo;h\u00e9breu, travaille la terre dans une \u00e9cole agricole, fait son service militaire en 1949 dans le pays devenu Isra\u00ebl, et commence \u00e0 tenir un journal. Il \u00e9tudie le yiddish, qu&rsquo;il a oubli\u00e9, \u00e0 l&rsquo;Universit\u00e9 de J\u00e9rusalem, enseigne la litt\u00e9rature et se met \u00e0 \u00e9crire \u00e0 partir de 1950 en h\u00e9breu. Il retrouve son p\u00e8re en Isra\u00ebl en 1957. Il fait des rencontres d\u00e9cisives, Samuel Agnon*, Paul Celan* son compatriote et Philip Roth qui en fait un personnage de <em>Op\u00e9ration Shylock.\u00a0<\/em>Certains de ses livres obtiennent des prix prestigieux, comme le prix M\u00e9dicis \u00e9tranger pour <em>Histoire<\/em> <em>d&rsquo;une vie<\/em> en 2004. Il meurt le 4 janvier 2018 en Isra\u00ebl.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Je me suis attard\u00e9e sur sa vie car elle est indissociable de son oeuvre. La disparition de la culture juive du \u00ab\u00a0yiddishland\u00a0\u00bb et son oubli des autres langues familiales, l&rsquo;exp\u00e9rience de survie apr\u00e8s la disparition de sa famille, l&rsquo;affrontement des langues perdues de son enfance et de l&rsquo;h\u00e9breu moderne impos\u00e9 \u00e0 \u00ab\u00a0l &lsquo;homme juif nouveau isra\u00e9lien\u00a0\u00bb, affrontement tragique qui provoque chez lui une sorte d&rsquo;aphasie au moment de son \u00e9migration, tous ces th\u00e8mes sont au coeur de son oeuvre, quels que soient les personnages. Ecrivant non sur la Shoah en g\u00e9n\u00e9ral mais sur des\u00a0\u00bbhommes juifs\u00a0\u00bb en particulier, dans un style concis, concret, d\u00e9nu\u00e9 volontairement de tout pathos, il ne convoque pas la m\u00e9moire, \u00ab\u00a0pour lui objet de sciences et de comm\u00e9morations\u00a0\u00bb, mais l&rsquo;acte de r\u00e9miniscence vivant, palpable, \u00ab\u00a0charnel\u00a0\u00bb. Il fait resurgir non une douleur redondante et path\u00e9tique mais par la force sensible et musicale des mots , des silences (les blancs) et du r\u00eave, il livre des pans de son enfance perdue et fait partager les sensations primitives d\u00e9velopp\u00e9es pendant son refuge dans les for\u00eats, le rapport \u00e0 la terre nourrici\u00e8re par exemple, prolongement du mythe de Robinson Cruso\u00e9. Cette qu\u00eate du paradis perdu, il choisit, \u00e0 son corps d\u00e9fendant, de l&rsquo;accomplir en h\u00e9breu, langue ancestrale de la religion de ses grands-parents, ressuscit\u00e9e en langue vernaculaire en 1948 et seule capable de parler au nom des langues englouties et de ramener \u00ab\u00a0le juif chez lui\u00a0\u00bb. Il faut \u00ab\u00a0accepter la perte (\u00eatres chers et langues), trahir pour rester fid\u00e8le\u00a0\u00bb. Accepter aussi de survivre, malgr\u00e9 la culpabilit\u00e9, pour faire rena\u00eetre le monde an\u00e9anti. L&rsquo;\u00e9criture, \u00ab\u00a0extension de nous-m\u00eames\u00a0\u00bb, est dialogue entre les morts et les vivants et permet d&rsquo;acc\u00e9der sensiblement aux vies que nous n&rsquo;avons pas v\u00e9cues, de gu\u00e9rir \u00ab\u00a0un moi flottant entre pass\u00e9 et pr\u00e9sent, oubli et r\u00e9veil\u00a0\u00bb.*<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Pour terminer je vous conseille deux romans qui m&rsquo;ont boulevers\u00e9e.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>La Chambre de Mariana<\/strong> (\u00e9ditions de l&rsquo;Olivier, 2008) : Hugo, enfant juif de 11 ans, est confi\u00e9 par sa m\u00e8re \u00e0 Mariana, prostitu\u00e9e ukrainienne, pour \u00e9chapper au ghetto. Pendant deux ans il vit dans le minuscule placard de la chambre de Mariana. De l\u00e0 il entend ses \u00e9bats avec ses clients allemands et apprend le sort funeste des Juifs de la ville. Totalement immobile et inoccup\u00e9, il est visit\u00e9 par les fant\u00f4mes de sa famille. La distinction entre le bien et le mal, fondamentale dans le Juda\u00efsme, a totalement disparu, dans la ville (o\u00f9 se commettent d&rsquo;atroces exactions) et dans la chambre o\u00f9 Mariana entretient avec lui une relation trouble. L&rsquo;arm\u00e9e sovi\u00e9tique lib\u00e8re l&rsquo;enfant mais fusille Mariana accus\u00e9e d&rsquo;intelligence avec les Allemands. Tout est mort pour Hugo qui rejoint d&rsquo;autres orphelins dans la for\u00eat.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Le Gar\u00e7on qui voulait dormir<\/strong> (\u00e9ditions de l&rsquo;Olivier, 2011) : Erwin, adolescent rescap\u00e9 de la Shoah, est emmen\u00e9 \u00e0 travers l&rsquo;Europe jusqu&rsquo;\u00e0 Naples dans un camp d&rsquo;orphelins pr\u00e9par\u00e9s \u00e0 \u00e9migrer en Palestine en 1946. Pendant le voyage il dort et ce sommeil lui permet d&rsquo;entendre les voix des gens de sa famille avec lesquelles il dialogue sans se r\u00e9veiller. Il sort du sommeil, est transform\u00e9 en soldat-agriculteur isra\u00e9lien, rompant avec le Juif du ghetto, du schtetl ou de la bourgeoisie juive de la MittelEuropa. Il prend alors conscience qu&rsquo;il veut devenir \u00e9crivain, comme son p\u00e8re qui s&rsquo;essayait sans succ\u00e8s \u00e0 \u00e9crire des livres en allemand, apr\u00e8s son travail. Refusant la langue de l&rsquo;ennemi, Erwin s&rsquo;approprie l&rsquo;h\u00e9breu lettre par lettre.<br \/>Le roman est dense, form\u00e9 de courts chapitres. Il montre aussi les d\u00e9buts du futur Etat d&rsquo;Isra\u00ebl, construit sur les ruines d&rsquo;un monde perdu mais aussi sur des d\u00e9nis, une g\u00eane et un certain m\u00e9pris vis-\u00e0-vis de ces r\u00e9fugi\u00e9s mis\u00e9rables qu&rsquo;il faut \u00e0 tout prix m\u00e9tamorphoser jusqu&rsquo;\u00e0 les faire changer d&rsquo;identit\u00e9 et les ancrer dans un pr\u00e9sent conqu\u00e9rant pour oublier le pass\u00e9. <br \/>Erwin accepte de devenir Aharon, mais en pr\u00e9servant son int\u00e9grit\u00e9 par l&rsquo;\u00e9criture.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>NOTES<\/strong><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>Les expressions entre guillemets sont des citations de <em><strong>l&rsquo;H\u00e9ritage nu<\/strong><\/em> (\u00e9ditions de l&rsquo;Olivier 2006) qui r\u00e9unit 3 conf\u00e9rences donn\u00e9es par l&rsquo;auteur aux USA entre 1980 et 1991.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Val\u00e9rie Z\u00e9natti<\/strong> qui a traduit la plupart de ses oeuvres vient d&rsquo;\u00e9crire un livre d&rsquo;hommage \u00e0 Appelfeld : <em>Dans le faisceau des vivants<\/em> (\u00e9ditions de l&rsquo;Olivier) <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/culture\/article\/2019\/01\/24\/dans-le-faisceau-des-vivants-de-valerie-zenatti-le-feuilleton-litteraire-de-claro_5413608_3246.html\">article du Monde des livres 25\/01\/2019.<\/a><\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Czernowitz <\/strong>: (aujourd&rsquo;hui Tchernivtsi en Ukraine) appartenait jusqu&rsquo;en 1918 \u00e0 l&#8217;empire austro-hongrois et apr\u00e8s 1918 \u00e0 la Roumanie moldave. Ville intellectuelle avec une forte communaut\u00e9 juive, surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0la petite Vienne\u00a0\u00bb ou la \u00ab\u00a0J\u00e9rusalem de Bucovine\u00a0\u00bb. (<a href=\"http:\/\/www.courrierinternational.com\/article\/2008\/06\/19\/czernowitz-la-jerusalem-de-bucovine\">voir article d&rsquo;Appelfeld dans le Courrier international<\/a>)<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Bucovine<\/strong> : r\u00e9gion nord ouest de l&rsquo;ancienne Moldavie, partag\u00e9e en deux depuis le pacte germano-sovi\u00e9tique de 1939 : le nord \u00e0 l&rsquo;URSS (Ukraine) le sud \u00e0 la Roumanie<\/p>\r\n<p><strong>en allemand<\/strong> : la Bucovine appartenait \u00e0 l&rsquo;Empire austro-hongrois jusqu&rsquo;en 1918<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>ruth\u00e8ne<\/strong> : langue slave aujourd&rsquo;hui \u00e9teinte \u00e0 l&rsquo;origine de l&rsquo;ukrainien.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>gouvernorat de Transnitrie<\/strong> : la Bucovine, et toute la r\u00e9gion qui s&rsquo;\u00e9tend de l&rsquo;est du fleuve Dniepr \u00e0 Odessa au sud, est reprise \u00e0 l&rsquo;URSS par le gouvernement fasciste roumain d&rsquo;Antonescu en 1941. Dans ce territoire celui-ci fait d\u00e9porter les Juifs de Moldavie et d&rsquo;Odessa (185 000 personnes), les r\u00e9sistants roumains et les Roms, qui meurent de froid, de faim, de maladie ou d&rsquo;exactions des Einsatzgruppen. Les survivants deviennent sovi\u00e9tiques en 1944, puis \u00e9migrent pour la plupart aux USA ou en Isra\u00ebl.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Alyat Hanoar<\/strong> : mouvement sioniste cr\u00e9\u00e9 en Allemagne en 1933 qui se charge apr\u00e8s la guerre de faire \u00e9migrer en Palestine les enfants juifs orphelins rescap\u00e9s.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Samuel Agnon<\/strong> (1888-1970) : romancier de langue h\u00e9bra\u00efque n\u00e9 en Galicie, qui \u00e9migre en Allemagne puis en Palestine. Prix Nobel en 1966, mentor d&rsquo;Appelfeld.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p><strong>Paul Celan<\/strong> (1920-1970) : po\u00e8te roumain de langue allemande n\u00e9 \u00e0 Czernowitz, qui a v\u00e9cu les m\u00eames exp\u00e9riences traumatisantes qu&rsquo;Appelfeld qu&rsquo;il a rencontr\u00e9. Il \u00e9migre en France en 1955 o\u00f9 son oeuvre est reconnue. Il se suicide en 1970. Il laisse une oeuvre po\u00e9tique abondante et des centaines de lettres \u00e9crites \u00e0 sa femme et \u00e0 son amante, la romanci\u00e8re autrichienne Ingeborg Bachmann.<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n\r\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00a0<\/h2>\r\n\r\n\r\n\r\n<p>&nbsp;<\/p>\r\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La litt\u00e9rature isra\u00e9lienne a perdu en un an deux de ses grands \u00e9crivains, Aharon Appelfeld en janvier et Amos Oz en d\u00e9cembre 2018 (article Judas) . 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