{"id":2431,"date":"2022-03-04T09:23:50","date_gmt":"2022-03-04T08:23:50","guid":{"rendered":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/?p=2431"},"modified":"2022-03-05T14:55:47","modified_gmt":"2022-03-05T13:55:47","slug":"theatre-un-vivant-qui-passe-dapres-le-film-de-claude-lanzmann-ou-lambiguite-de-la-neutralite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/theatre-un-vivant-qui-passe-dapres-le-film-de-claude-lanzmann-ou-lambiguite-de-la-neutralite\/","title":{"rendered":"Th\u00e9\u00e2tre : un Vivant qui passe, d&rsquo;apr\u00e8s le film de Claude Lanzmann ou l&rsquo;ambiguit\u00e9 de la neutralit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p>En d\u00e9cembre 2020 je suis all\u00e9e voir au Th\u00e9\u00e2tre de la Bastille \u00e0 Paris <em>Un Vivant qui passe,<\/em> d&rsquo;apr\u00e8s le film \u00e9ponyme de Claude Lanzmann, mis en sc\u00e8ne par Eric Didry et interpr\u00e9t\u00e9 <span style=\"font-size: 16px; background-color: #ffffff;\">par Nicolas Bouchaud et Fr\u00e9d\u00e9ric Noaille. Le spectacle s&rsquo;inspire des rushes du film de Claude Lanzmann <\/span><em style=\"font-size: 16px; background-color: #ffffff;\">Un Vivant qui passe<\/em><span style=\"font-size: 16px; background-color: #ffffff;\">, tourn\u00e9 en 1979 et sorti en France en 1997, au moment du proc\u00e8s Papon. En Suisse il n&rsquo;est pr\u00e9sent\u00e9 qu&rsquo;en 2008 dans une cin\u00e9math\u00e8que.<\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_2449\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/a76018f_244267901-unvivantquipasse-jeanlouisfernandez-040.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2449\" class=\"size-medium wp-image-2449\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/a76018f_244267901-unvivantquipasse-jeanlouisfernandez-040-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/a76018f_244267901-unvivantquipasse-jeanlouisfernandez-040-300x200.jpg 300w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/a76018f_244267901-unvivantquipasse-jeanlouisfernandez-040.jpg 664w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2449\" class=\"wp-caption-text\">Sur sc\u00e8ne<br \/>A gauche Fr\u00e9d\u00e9ric Noaille (Lanzmann)A droite Nicolas Bouchaud (Rossel)<\/p><\/div>\n<p><strong>Le film<\/strong> : en 1979, alors qu&rsquo;il est en train de tourner <em>Shoah<\/em>, Claude Lanzmann s&rsquo;introduit par surprise -jusque l\u00e0 il avait refus\u00e9 l&rsquo;entretien-, chez Maurice Rossel, 80 ans (Suisse), qui a \u00e9t\u00e9 d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du Comit\u00e9 international de la Croix Rouge (CICR) \u00e0 Berlin de 1942 \u00e0 1945. Le cin\u00e9aste veut s&rsquo;entretenir avec lui de sa visite le 23 juin 1944 au camp de Theresienstadt* en Tch\u00e9coslovaquie, \u00e0 60 km au nord de Prague et du rapport remis \u00e0 la Croix Rouge suite \u00e0 cette visite. Pendant une heure Rossel r\u00e9pond aux questions et aux demandes de pr\u00e9cision de Lanzmann en affirmant son point de vue. Il relate non seulement la visite \u00e0 Theresienstadt mais aussi un entretien qu&rsquo;il a eu avec le suppos\u00e9 chef du camp d&rsquo;Auschwitz en septembre 1944. En cl\u00f4ture Lanzmann confronte Rossel \u00e0 son rapport -\u00ab\u00a0Je le resignerais aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb, dit Rossel- et \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 historique et il lui lit un discours de Paul Epstein, chef du Judenrat*, \u00e0 ses coreligionnaires, seul homme avec lequel Rossel \u00e0 \u00e9chang\u00e9 quelques mots. <!--more--><\/p>\n<p>Theresienstadt* est un m\u00e9lange de camp d&rsquo;internement de la Gestapo pour des prisonniers politiques dans \u00ab\u00a0la petite forteresse\u00a0\u00bb (le po\u00e8te Desnos y meurt du typhus en 1945), et de ghetto et de camp de concentration de transit vers les camps d&rsquo;extermination pour les Juifs. cr\u00e9\u00e9 en 1941, Il \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 par les nazis comme un camp mod\u00e8le, r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 une \u00e9lite juive intellectuelle et aux gens \u00e2g\u00e9s de plus de 65 ans. Entre 1943 et 1945 des Hollandais et des Danois y seront d\u00e9port\u00e9s, puis des groupes de toutes nationalit\u00e9s. Le ghetto, voulu par Eichmann, est pr\u00e9sent\u00e9 par les nazis comme une colonie juive dirig\u00e9e par un Judenrat* autonome, favoris\u00e9ee, d\u00e9veloppant une vie culturelle riche. De la propagande pour dissimuler la nature des d\u00e9portations vers l&rsquo;Est et les exactions dans le camp lui-m\u00eame qui poss\u00e8de un four cr\u00e9matoire. Les pays neutres demandent \u00e0 le visiter, si bien que le CICR (comit\u00e9 international de la Croix rouge) y envoie Rossel en juin 1944. Les nazis mettent en sc\u00e8ne cette visite : embellissement de la ville, v\u00eatements et nourriture donn\u00e9s \u00e0 des juifs tri\u00e9s, kiosque \u00e0 musique am\u00e9nag\u00e9, chauss\u00e9es asphalt\u00e9es, noms de rues chang\u00e9s, concerts organis\u00e9s.\u00a0 \u00ab\u00a0Une vie provinciale normale\u00a0\u00bb, dit Rossel qui s&rsquo;y prom\u00e8ne une journ\u00e9e, accompagn\u00e9 par des nazis et muni de son appareil photo. Un film y sera m\u00eame tourn\u00e9 en ao\u00fbt 1944 : <em>Le f\u00fchrer<\/em> <em>donne un village aux Juifs.<\/em><br \/>\nLe film de Lanzmann et la mise en sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale dont elle s&rsquo;inspire tournent autour de cette question centrale : <strong>Comment cet aveuglement a-t-il \u00e9t\u00e9 possible? <\/strong>A son retour Rossel r\u00e9dige un rapport positif sur le camp de Theresienstadt, qui masque la r\u00e9alit\u00e9 de la solution finale. Il dit \u00ab\u00a0qu&rsquo;il n&rsquo; a rien vu\u00a0\u00bb.\u00a0 Il raconte aussi, dans un r\u00e9cit quasi schizophr\u00e9nique, \u00eatre all\u00e9 seul \u00e0 Auschwitz et avoir \u00e9t\u00e9 re\u00e7u par un jeune chef du camp \u00ab\u00a0tr\u00e8s distingu\u00e9\u00a0\u00bb avec lequel il a parl\u00e9 sport! Il ne voit ni le portique \u00ab\u00a0Arbeit macht frei\u00a0\u00bb, ni les trains, ni les fum\u00e9es. Ne se pose pas beaucoup plus de questions quand il croise \u00ab\u00a0des d\u00e9tenus squelettiques en pyjamas ray\u00e9s, aux yeux exorbit\u00e9s, au regard intense, l&rsquo;air de se dire\u00a0\u00bb, dit-il, \u00ab\u00a0que lui Rossel est un vivant qui passe\u00a0\u00bb (dans une prosopop\u00e9e* tragique). Ces \u00eatres rendus invisibles, d\u00e9ni\u00e9s de leur humanit\u00e9, il ne les voit pas. Il est comme le m\u00e9decin du camp qui examine Primo Levi* mais ne le voit pas. \u00a0Pourquoi cet homme de gauche,\u00a0 d&rsquo;extraction ouvri\u00e8re, devenu m\u00e9decin, antinazi, cet homme ni bon ni mauvais, qui aurait pu jouer le r\u00f4le d&rsquo;un vrai t\u00e9moin, qui savait, dit-il, \u00ab\u00a0que la visite \u00e9tait arrang\u00e9e\u00a0\u00bb, s&rsquo;est-il retrouv\u00e9 la victime consentante de cette farce? Il met en avant son jeune \u00e2ge (25 ans) et sa volont\u00e9 de rester neutre dans l&rsquo; institution neutre d&rsquo;un pays neutre. Mais l&rsquo;entretien permet aussi de faire \u00e9merger l&rsquo;antis\u00e9mitisme ordinaire de Rossel. \u00ab\u00a0Lors de cette visite\u00a0\u00bb, dit-il, \u00ab\u00a0il a trouv\u00e9 ces notables juifs antipathiques, imbus d&rsquo;eux-m\u00eames par leur position sociale et leur argent\u00a0\u00bb. Voil\u00e0 les pr\u00e9jug\u00e9s qui ressortent. 35 ans apr\u00e8s, il persiste et signe.<\/p>\n<p>Deux acteurs incarnent Lanzmann et Rossel dans un d\u00e9cor \u00e9voquant le bureau de Rossel doubl\u00e9 par une peinture murale repr\u00e9sentant le m\u00eame bureau. Une illusion de la r\u00e9alit\u00e9 en abyme (comme le d\u00e9cor de Theresienstadt?) Les com\u00e9diens n&rsquo;imitent pas les mod\u00e8les mais jouent la tension\u00a0 entre les deux personnages : Lanzmann s&rsquo;est impos\u00e9 \u00e0 Rossel qui se sent souvent terroris\u00e9. Parfois l&rsquo;entretien est coup\u00e9 par du son (un ballon roule, des cloches sonnent, un t\u00e9l\u00e9phone retentit, un enfant chantonne) et sur la fin un num\u00e9ro de cabaret \u00ab\u00a0\u00e0 la berlinoise\u00a0\u00bb permet de prendre de la distance. La fin est tr\u00e8s \u00e9mouvante qui voit les deux acteurs s&rsquo;extraire de la sc\u00e8ne dans une pantomime l\u00e9g\u00e8re, comme s&rsquo;ils \u00ab\u00a0partaient en fum\u00e9e\u00a0\u00bb.\u00a0 La mise en sc\u00e8ne oblit\u00e8re volontairement les images de la fausse Theresienstadt. La parole est performative, cin\u00e9matographique, elle fait voyager de Suisse \u00e0 Berlin, puis \u00e0 l&rsquo;Est. Il existe un rapport fort au public, comme un dialogue \u00e0 poursuivre apr\u00e8s le spectacle. Rossel est \u00e9videmment celui que nous aurions pu ou pourrions \u00eatre. En m\u00eame temps beaucoup d&rsquo;autres ont su refuser en voulant voir et en r\u00e9sistant, ce qui fait de Rossel la figure du \u00ab\u00a0salaud ordinaire\u00a0\u00bb (notion sartrienne).\u00a0 Mais le film comme la mise en sc\u00e8ne interrogent aussi la responsabilit\u00e9 des organismes internationaux et des dirigeants suisses, <strong>leur culte pervers de la neutralit\u00e9<\/strong> (assez bienveillante cependant pour les nazis, que ce soit pour faire fructifier l&rsquo;argent des nazis vol\u00e9 aux juifs, ou faire passer sur leur territoire les trains des d\u00e9port\u00e9s italiens vers les camps &#8230;). Pour mettre en place une extermination industrielle l&rsquo;id\u00e9ologie raciste et l&rsquo;adh\u00e9sion humaine ne suffisent pas. Il faut une \u00e9conomie, des industries, les complicit\u00e9s des \u00e9tats et des institutions, le silence des alli\u00e9s. Rossel s&rsquo;est laiss\u00e9 embarquer dans une spirale internationale du mensonge.<br \/>\nLa force du spectacle est de mettre en \u00e9vidence que la farce de la visite de Theresienstadt est semblable \u00e0 du th\u00e9\u00e2tre illusionniste : plus on montre, plus c&rsquo;est faux. A la mise en sc\u00e8ne obsc\u00e8ne des nazis s&rsquo;oppose le souci socratique de v\u00e9rit\u00e9 de Claude Lanzmann.<\/p>\n<p>En septembre et octobre 2021, d&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s diff\u00e9rente, l&rsquo;acteur <strong>Sami Frey a fait<\/strong> au Th\u00e9\u00e2tre de L&rsquo;Atelier \u00e0 Paris, <strong>une lecture du texte de l&rsquo;entretien du film<\/strong>, cach\u00e9 dans le noir du th\u00e9\u00e2tre. Je n&rsquo;ai pas pu voir le spectacle mais on m&rsquo;a dit qu&rsquo;\u00e0 la fin il disparaissait sans venir saluer. Comme un vivant qui passait.<\/p>\n<div id=\"attachment_2450\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/sami-frey.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-2450\" class=\"size-medium wp-image-2450\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/sami-frey-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/sami-frey-300x200.jpg 300w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/02\/sami-frey.jpg 664w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2450\" class=\"wp-caption-text\">Sami Frey au Th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Atelier<\/p><\/div>\n<p><strong>NOTES<\/strong><\/p>\n<p><strong>Judenrat<\/strong> : conseils administratifs juifs dans les ghettos, interm\u00e9diaires entres les communaut\u00e9s juives et les nazis.<\/p>\n<p><strong>prosopop\u00e9e<\/strong> : figure de rh\u00e9torique consistant \u00e0 faire parler un \u00eatre absent, un animal ou une chose. Ici Rossel fait parler les d\u00e9port\u00e9s absents qui n&rsquo;ont pas parl\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Primo Levi<\/strong> : <em>Si c&rsquo;est un homme <\/em>\u00a0(chapitre 4 K B)<\/p>\n<p><strong>SOURCES<\/strong><\/p>\n<p><strong>Theresienstadt<\/strong> : <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Camp_de_concentration_de_Theresienstadt\">article wikipedia<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/encyclopedia.ushmm.org\/content\/fr\/article\/theresienstadt\">article M\u00e9morial de l&rsquo;holocauste de Washington<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.territoires-memoire.be\/assets\/pdf\/dossiers\/tm-fiches_thematiques_cle-theresienstadt.pdf\">article sur la petite forteresse<\/a><\/p>\n<p><strong>Au Th\u00e9\u00e2tre de la Bastille\u00a0<\/strong> Nicolas Bouchaud revisite C.Lanzmann :<a href=\"https:\/\/www.lemonde.fr\/culture\/article\/2021\/12\/02\/au-theatre-de-la-bastille-nicolas-bouchaud-revisite-claude-lanzmann_6104468_3246.html\"> article du Monde<\/a><\/p>\n<p><strong>Emission Tous en sc\u00e8ne<\/strong> : la Shoah, repr\u00e9sentations et transmission par la sc\u00e8ne : <a href=\"https:\/\/www.franceculture.fr\/emissions\/tous-en-scene\/nicolas-bouchaud-eric-didry-jana-klein-stephane-schoukroun\">France culture, podcast du 18\/12\/2021.<\/a><\/p>\n<p><strong>DOCUMENTS<\/strong><\/p>\n<p><strong>DVD\u00a0 Un Vivant qui passe + Sobibor 14 octobre 1943, 16 heures,<\/strong> \u00e9dit\u00e9 par les Cahiers du cin\u00e9ma<\/p>\n<p><strong>Le spectacle de th\u00e9\u00e2tre <em>Un Vivant qui passe<\/em> sera donn\u00e9 en juillet 2022 au festival d&rsquo;Avignon<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En d\u00e9cembre 2020 je suis all\u00e9e voir au Th\u00e9\u00e2tre de la Bastille \u00e0 Paris Un Vivant qui passe, d&rsquo;apr\u00e8s le film \u00e9ponyme de Claude Lanzmann, mis en sc\u00e8ne par Eric Didry et interpr\u00e9t\u00e9 par Nicolas Bouchaud et Fr\u00e9d\u00e9ric Noaille. 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