{"id":32,"date":"2015-01-18T10:37:00","date_gmt":"2015-01-18T10:37:00","guid":{"rendered":"http:\/\/maclarema.fr\/blog\/le-policier-ha-shoter\/"},"modified":"2015-12-29T01:09:34","modified_gmt":"2015-12-29T00:09:34","slug":"le-policier-ha-shoter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/le-policier-ha-shoter\/","title":{"rendered":"Le Policier (Ha-shoter)"},"content":{"rendered":"<p class=\"post-info\">Par <a href=\"http:\/\/maclarema.blog.free.fr\/\">maclarema<\/a> le dimanche 18 janvier 2015, 10:37 &#8211; <a href=\"http:\/\/maclarema.blog.free.fr\/index.php?category\/culture\">culture<\/a><\/p>\n<ul class=\"post-tags\">\n<li><a href=\"http:\/\/maclarema.blog.free.fr\/index.php?tag\/film\">film<\/a><\/li>\n<li><a href=\"http:\/\/maclarema.blog.free.fr\/index.php?tag\/Isra%C3%ABl\">Isra\u00ebl<\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>R\u00e9dig\u00e9 par Reine<\/p>\n<p><strong>Le Policier<\/strong><br \/>\n<strong>film de Nadav Lapid, 2012<\/strong><br \/>\n<img decoding=\"async\" class=\"alignright\" src=\"http:\/\/maclarema.blog.free.fr\/public\/telechargement.jpg\" alt=\"telechargement.jpg\" \/><br \/>\nDans <em>Le Policier<\/em> le cin\u00e9aste Nadav Lapid, auteur depuis de <em>L&rsquo;Institutrice<\/em>, aborde les conflits qui traversent la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne sous un angle nouveau\u00a0: Isra\u00ebl ne souffre pas seulement de sa guerre avec les Palestiniens, mais aussi d&rsquo;une injustice sociale grandissante qui d\u00e9construit les vieux id\u00e9aux des pionniers kibboutznikim.<br \/>\nAvec une distance souvent glaciale et caustique, cette fable \u00e9volue en trois temps.<br \/>\n<strong>La premi\u00e8re partie<\/strong> met en sc\u00e8ne une brigade de \u00ab\u00a0superflics\u00a0\u00bb anti-terroristes et en particulier son chef Yaron qui se pr\u00e9pare (et pr\u00e9pare m\u00e9ticuleusement, en le massant, le corps de sa femme) \u00e0 \u00eatre p\u00e8re.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Un \u00e9v\u00e8nement qui le d\u00e9stabilise dans son monde hyper viril, bard\u00e9 de certitudes nationalistes. Le cin\u00e9aste s&rsquo;attarde ironiquement sur ces hommes hyper muscl\u00e9s, machistes, fanatiques de leur Terre, pr\u00eats \u00e0 sacrifier le plus faible d&rsquo;entre eux, atteint d&rsquo;un cancer incurable, en lui faisant porter la responsabilit\u00e9 d&rsquo;une bavure ant\u00e9rieure contre des Palestiniens et \u00e9viter ainsi une sanction collective.<br \/>\n<strong>La seconde partie<\/strong>, amen\u00e9e par une sc\u00e8ne o\u00f9 des Punks, en bande eux aussi, vandalisent une voiture gar\u00e9e dans une rue, suit un autre groupe compos\u00e9 de cinq jeunes bourgeois isra\u00e9liens r\u00e9volutionnaires, h\u00e9ritiers lointains des Brigades rouges ou de la Bande \u00e0 Baader, qui, sous la houlette d&rsquo;un chef charismatique mais sujet aux \u00e9vanouissements, projette d&rsquo;entailler l&rsquo;injustice sociale en enlevant deux patrons richissimes lors du mariage de leurs enfants.<br \/>\n<strong>Dans la derni\u00e8re partie<\/strong>, la prise d&rsquo;otages absurde et tragique confronte, dans une mise en sc\u00e8ne virtuose, les deux groupes, policiers et r\u00e9volutionnaires, qui se ressemblent plus qu&rsquo;on ne pourrait s&rsquo;y attendre\u00a0: de la m\u00eame g\u00e9n\u00e9ration, ils \u00e9prouvent la m\u00eame fascination pour les armes et la violence, un m\u00eame amour narcissique de ce qu&rsquo;ils sont.<\/p>\n<p><strong>Cette fable<\/strong>, tourn\u00e9e au plus pr\u00e8s des corps dans des cadrages abrupts et un montage sec, <strong>renvoie \u00e0 la m\u00e9taphore implacable des maux qui rongent la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne<\/strong>\u00a0: laissant en arri\u00e8re-plan, sans l&rsquo;escamoter totalement, le conflit avec les Palestiniens, elle montre un organisme gangren\u00e9 (la tumeur) et boursoufl\u00e9 (les muscles \u00e9normes, le ventre de la femme enceinte, l&rsquo;ob\u00e9sit\u00e9 d&rsquo;un des patrons) de l&rsquo;int\u00e9rieur, une soci\u00e9t\u00e9 qui promeut l&rsquo;ultralib\u00e9ralisme et met \u00e0 mal les plus pauvres et les plus fragiles, en appliquant la loi du plus fort.<br \/>\nM\u00eame s&rsquo;il peut para\u00eetre d\u00e9monstratif, surtout dans la seconde partie, ce film tr\u00e8s ma\u00eetris\u00e9 sur le plan id\u00e9ologique comme sur le plan cin\u00e9matographique, rappelle \u00e0 l&rsquo;ordre non seulement la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne mais plus g\u00e9n\u00e9ralement <strong>toutes les soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9mocratiques bris\u00e9es par une fracture sociale galopante.<\/strong> Il fait \u00e9cho aux mouvements des Indign\u00e9s. Sa radicalit\u00e9 lui a valu de nombreuses controverses en Isra\u00ebl (il a \u00e9chapp\u00e9 de peu \u00e0 la censure) mais aussi un Prix sp\u00e9cial du Jury au festival de Locarno. Il ne se joue plus dans les cin\u00e9mas fran\u00e7ais mais existe en DVD et donne tr\u00e8s envie d&rsquo;aller voir <em>L&rsquo;Institutrice<\/em><\/p>\n<p><strong>Le Policier de Nadav Lapid DVD (Editions Carlotta).<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9dig\u00e9 par Reine<\/p>\n<p><strong>Le Policier<\/strong><br \/><strong>film de Nadav Lapid, 2012<\/strong><br \/><img decoding=\"async\" src=\"\/public\/telechargement.jpg\" alt=\"telechargement.jpg\" style=\"float:left; margin: 0 1em 1em 0;\" title=\"telechargement.jpg, janv. 2012\" \/> <br \/>\nDans <em>Le Policier<\/em> le cin\u00e9aste Nadav Lapid, auteur depuis de <em>L&rsquo;Institutrice<\/em>, aborde les conflits qui traversent la soci\u00e9t\u00e9 isra\u00e9lienne sous un angle nouveau&nbsp;: Isra\u00ebl ne souffre pas seulement de sa guerre avec les Palestiniens, mais aussi d&rsquo;une injustice sociale grandissante qui d\u00e9construit les vieux id\u00e9aux des pionniers kibboutznikim.<br \/>\nAvec une distance souvent glaciale et caustique, cette fable \u00e9volue en trois temps. <br \/><strong>La premi\u00e8re partie<\/strong> met en sc\u00e8ne une brigade de \u00ab\u00a0superflics\u00a0\u00bb anti-terroristes et en particulier son chef Yaron qui se pr\u00e9pare (et pr\u00e9pare m\u00e9ticuleusement, en le massant, le corps de sa femme) \u00e0 \u00eatre p\u00e8re.<\/p>\n<p> <a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/le-policier-ha-shoter\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[8,11],"class_list":["post-32","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture","tag-film","tag-israel"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=32"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":364,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/32\/revisions\/364"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=32"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=32"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=32"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}