{"id":3553,"date":"2024-01-31T19:29:48","date_gmt":"2024-01-31T18:29:48","guid":{"rendered":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/?p=3553"},"modified":"2024-02-01T09:08:45","modified_gmt":"2024-02-01T08:08:45","slug":"un-livre-une-mise-en-scene-les-emigrants-de-w-g-sebald-1992-kristian-lupa-actuellement","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/un-livre-une-mise-en-scene-les-emigrants-de-w-g-sebald-1992-kristian-lupa-actuellement\/","title":{"rendered":"Un livre\/une mise en sc\u00e8ne : les Emigrants de W.G.Sebald (1992)\/Kristian Lupa (actuellement)"},"content":{"rendered":"<p><strong>Au th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Od\u00e9on (Paris), jusqu&rsquo;au 4 f\u00e9vrier<\/strong>, se joue <em>Les Emigrants,<\/em> adapt\u00e9 du roman de l&rsquo;auteur <a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-3565 alignright\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content-187x300.jpg\" alt=\"\" width=\"187\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content-187x300.jpg 187w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content-638x1024.jpg 638w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content-768x1232.jpg 768w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content-957x1536.jpg 957w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content-1276x2048.jpg 1276w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/content.jpg 1280w\" sizes=\"auto, (max-width: 187px) 100vw, 187px\" \/><\/a>allemand Sebald*, n\u00e9 en 1944 dans une mise en sc\u00e8ne du Polonais Kristian Lupa*. Cette oeuvre pr\u00e9sente quatre r\u00e9cits d&rsquo;un narrateur\/auteur qui, sous la forme d&rsquo;une enqu\u00eate \u00e0 la fois documentaire et fictionnelle, tente de cerner des moments de vie de quatre personnes\/personnages juifs ou li\u00e9s \u00e0 des juifs, entre 1900 et les ann\u00e9es 1980. Ces quatre hommes autour desquels gravitent des oncles et des tantes de l&rsquo;auteur ou des amis, ont \u00e9t\u00e9 contraints de s&rsquo;exiler, ce qui les a men\u00e9s au d\u00e9sespoir et au suicide. A noter que Sebald lui-m\u00eame s&rsquo;est exil\u00e9 d&rsquo;Allemagne en Angleterre.<br \/>\n<strong>Lupa<\/strong> choisit de pr\u00e9senter deux des quatre personnages, l&rsquo;instituteur de Sebald, <strong>Paul<\/strong> <strong>Bereyter<\/strong> et son grand-oncle <strong>Ambros Adelwarth<\/strong>.<!--more--><br \/>\nUn espace unique, \u00e0 la lumi\u00e8re gris-bleu cr\u00e9pusculaire, chambre aux murs d\u00e9cr\u00e9pis pour le premier r\u00e9cit, appartement d&rsquo;une tante pour le deuxi\u00e8me, sert aux dialogues entre le narrateur\/auteur et amis ou famille, \u00e9crits par Lupa \u00e0 partir de l&rsquo;oeuvre. Cet espace deviendra au fil du temps \u00e9glise, classe d&rsquo;\u00e9cole, chambre d&rsquo;h\u00f4tel, h\u00f4pital psychiatrique. Pour \u00ab\u00a0recoudre\u00a0\u00bb le r\u00e9cit aux nombreux trous, Lupa utilise une toile transparente, qui<\/p>\n<div id=\"attachment_3564\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/les-emigrants-11-01-24-simon-gosselin-2-92-1-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3564\" class=\"size-medium wp-image-3564\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/les-emigrants-11-01-24-simon-gosselin-2-92-1-300x200.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/les-emigrants-11-01-24-simon-gosselin-2-92-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/les-emigrants-11-01-24-simon-gosselin-2-92-1-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/les-emigrants-11-01-24-simon-gosselin-2-92-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/les-emigrants-11-01-24-simon-gosselin-2-92-1-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/les-emigrants-11-01-24-simon-gosselin-2-92-1-2048x1366.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3564\" class=\"wp-caption-text\">Sur sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2tre et video<\/p><\/div>\n<p>n&rsquo;oblit\u00e8re pas l&rsquo;espace de la sc\u00e8ne, sur laquelle il projette et d\u00e9veloppe des sc\u00e8nes manquantes du livre ou des documents (albums de photos, cartes etc.) : cours de l&rsquo;instituteur dans la classe et \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, promenades avec son amie Lucy, suicide sur les rails. Dans la deuxi\u00e8me partie, discours d&rsquo;Ambros \u00e0 sa famille, voyages de Cosmo et Ambros, jeu dans les casinos, crises de folie de Cosmo, promenade du narrateur avec un oncle au bord de la mer etc. Gr\u00e2ce \u00e0 ces videos d&rsquo;une grande beaut\u00e9 hypnotique, Lupa fait surgir des fant\u00f4mes exil\u00e9s de leur pays et d&rsquo;eux-m\u00eames, \u00ab\u00a0des n\u00e9buleuses qu&rsquo;aucun oeil ne distingue\u00a0\u00bb, \u00e9crit Sebald,\u00a0 il fait m\u00eame appara\u00eetre des images personnelles du chef d&rsquo;oeuvre de Kantor*, <em>la Classe morte<\/em> en \u00e9cho \u00e0 la classe de Paul repr\u00e9sent\u00e9e sc\u00e9niquement par des acteurs adultes, et cin\u00e9matographiquement par des enfants. Gr\u00e2ce \u00e0 cette remarquable sc\u00e9nographie, les temps et les espaces, les vivants et les morts s&rsquo;entrelacent, pour incarner th\u00e9\u00e2tralement les silences de l&rsquo;oeuvre \u00e9crite. Une prouesse pour faire ressentir la m\u00e9lancolie profonde du texte. Les acteurs souvent murmurent, ou se taisent plus longuement que de coutume, dans la reconstitution h\u00e9sitante d&rsquo;un monde lui-m\u00eame incertain d&rsquo;identit\u00e9s dilu\u00e9es. Ce qu&rsquo;on entend en creux c&rsquo;est l&rsquo;histoire de la Shoah, jamais d\u00e9sign\u00e9e frontalement, mais affleurant toujours. C&rsquo;est la violence venue d&rsquo;Allemagne contre les Juifs (Paul, H\u00e9l\u00e8ne), contre les homosexuels (Ambros). Lupa pose ici une question fondamentale au th\u00e9\u00e2tre : comment incarner le d\u00e9ni, ressusciter un monde englouti ?<\/p>\n<p><strong>Paul<\/strong> qui a un seul grand-p\u00e8re juif, a \u00e9t\u00e9 renvoy\u00e9 de son poste d&rsquo;enseignant en 1935. Son amie H\u00e9l\u00e8ne Hollaender, juive autrichienne a disparu avec sa m\u00e8re \u00ab\u00a0dans un de ces trains sp\u00e9ciaux qui&#8230;partaient de Vienne avant la pointe du jour, sans doute vers Theresienstadt, \u00ab\u00a0<strong>dans un premier temps<\/strong>\u00ab\u00a0. (On appr\u00e9ciera l&rsquo;ellipse dans cette citation de Sebald). Paul donc est parti d&rsquo;Allemagne en France en 1935, et tr\u00e8s curieusement il y revient en 1939 \u00ab\u00a0une aberration\u00a0\u00bb. Il est enr\u00f4l\u00e9 dans la Wehrmacht et sert six ans dans les pays occup\u00e9s o\u00f9, nouvelle ellipse, \u00ab\u00a0Paul aura vu plus que tout homme ne peut retenir\u00a0\u00bb. Sebald cite m\u00eame la ville de Berditchev en Ukraine (o\u00f9 les Allemands ont extermin\u00e9 toute la population juive en 1941). Paul a d\u00fb voir et commettre des actes \u00e9pouvantables. Le refoulement de ces ann\u00e9es de collaboration et la culpabilit\u00e9 qui en d\u00e9coule hantent Paul au point qu&rsquo;apr\u00e8s avoir subi de nombreuses p\u00e9riodes de d\u00e9pression et d&rsquo;hallucinations visuelles, il se suicide tr\u00e8s longtemps apr\u00e8s, en 1982, apr\u00e8s avoir vid\u00e9 son appartement avec son amie Lucy Landau.<\/p>\n<p><strong>Ambros<\/strong> est racont\u00e9 par bribes par la tante du narrateur, Fini et son oncle Kasimir qui ont \u00e9migr\u00e9 aux USA gr\u00e2ce \u00e0 lui qui y avait \u00e9migr\u00e9 depuis 1910, apr\u00e8s avoir travaill\u00e9<\/p>\n<div id=\"attachment_3562\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/image.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" aria-describedby=\"caption-attachment-3562\" class=\"size-medium wp-image-3562\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/image-300x169.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"169\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/image-300x169.jpg 300w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2024\/01\/image.jpg 750w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-3562\" class=\"wp-caption-text\">Mise en sc\u00e8ne<\/p><\/div>\n<p>comme majordome en\u00a0 Allemagne, en Suisse, \u00e0 Londres et \u00e0 Kyoto. C&rsquo;est un homme tr\u00e8s travailleur, tr\u00e8s soign\u00e9 et apprenant facilement les langues mais \u00ab\u00a0de l&rsquo;autre bord\u00a0\u00bb, dit la tante Fini. A New-York, il est majordome chez les Salomon, des banquiers juifs et s&rsquo;occupe de leur fils Cosmo dont il devient le compagnon de voyage et peut-\u00eatre l&rsquo;amant. Cosmo est un h\u00e9ritier extravagant, qui a abandonn\u00e9 ses \u00e9tudes et dilapide l&rsquo;argent de son p\u00e8re. Par des photos et le journal d&rsquo;Ambros, on apprend que Cosmo et Ambros sont partis d\u00e8s 1911 en Europe , \u00e0 Deauville en particulier o\u00f9 Cosmo gagne de l&rsquo;argent dans les casinos. Puis qu&rsquo;ils ont voyag\u00e9 \u00e0 Venise, Constantinople, J\u00e9rusalem o\u00f9 Cosmo a une crise de d\u00e9lire. La guerre de 1914 les contraint \u00e0 rentrer \u00e0 New-York o\u00f9 Cosmo a des visions de la guerre des tranch\u00e9es. Il se r\u00e9tablit mais 10 ans apr\u00e8s il subit une seconde crise plus grave et est intern\u00e9 \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital d&rsquo;Ithaca o\u00f9 il dispara\u00eet du r\u00e9cit. Ambros reste chez les Salomon jusqu&rsquo;en 1950 puis dans sa maison o\u00f9, d\u00e9pressif, il s&rsquo;isole totalement. En 1952 il se rend volontairement \u00e0 Ithaca pour y subir une centaine d&rsquo;\u00e9lectrochocs, \u00e0 la recherche du\u00a0\u00bbbutterfly man\u00a0\u00bb (Cosmo?). Il y meurt en 1953.<br \/>\nOn remarque <strong>beaucoup de points communs entre ces exil\u00e9s<\/strong>. Paul, comme Ambros (et Cosmo), ont des hallucinations et des crises de d\u00e9sordre mental qui les m\u00e8nent \u00e0 l&rsquo;isolement et \u00e0 la mort. Ils \u00e9prouvent de la nostalgie de leur pays, des montagnes allemandes, de la neige. On a d&rsquo;eux des photos et des carnets. Ce sont tous deux des parias qui ont d\u00fb s&rsquo;exiler. L&rsquo;enqu\u00eate du narrateur le conduit dans les m\u00eames lieux que les personnages, y compris \u00e0 Ithaca qui, \u00e0 l&rsquo;inverse de l&rsquo;Ithaque de l&rsquo;Odyss\u00e9e, est un lieu abandonn\u00e9 o\u00f9 le Docteur Abramsky qui lui raconte la fin d&rsquo;Ambros, est devenu jardinier (comme le p\u00e8re de Cosmo Salomon et comme Paul).<\/p>\n<p>Sebald a construit en d\u00e9licatesse et sans pathos un tombeau litt\u00e9raire pour ses morts. Lupa en a tir\u00e9 une mise en sc\u00e8ne envo\u00fbtante, qui poursuit au-del\u00e0 de la repr\u00e9sentation. Allez-y c&rsquo;est bient\u00f4t termin\u00e9.<\/p>\n<p><strong>NOTES<\/strong><\/p>\n<p><strong>W.G.Sebald (1944-2001)<\/strong> : il est n\u00e9 en Allemagne. Il fait une licence de lettres \u00e0 Fribourg (Suisse), devient professeur d&rsquo;universit\u00e9 en Suisse (1969), puis \u00e0 Norwich en Angleterre (1970) o\u00f9 il passe le reste de sa vie. Il a \u00e9t\u00e9 exasp\u00e9r\u00e9 par les silences de son p\u00e8re officier de la Wehrmacht comme des autres Allemands \u00e0 propos de la Shoah. A la fin des ann\u00e9es 1980 il commence une carri\u00e8re litt\u00e9raire o\u00f9 perce un int\u00e9r\u00eat marqu\u00e9 pour les exil\u00e9s et les \u00e9trangers.<\/p>\n<p><strong>Kristian Lupa (n\u00e9 en 1943)<\/strong> : metteur en sc\u00e8ne polonais. Apr\u00e8s des \u00e9tudes de physique, de gravure et de cin\u00e9ma, Lupa opte pour le th\u00e9\u00e2tre qu&rsquo;il \u00e9tudie \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole sup\u00e9rieure de Cracovie. Il fait ses d\u00e9buts au Th\u00e9\u00e2tre Norwid dans les Sud\u00e8tes jusqu&rsquo;en 1986, il y met en sc\u00e8ne des auteurs polonais comme Gombrowicz ou Witkiewicz. Il dirige ensuite le Stary th\u00e9\u00e2tre de Cracovie o\u00f9 il monte Musil, Dosto\u00efevski, Tchekhov et son auteur de pr\u00e9dilection, Thomas Bernhardt. Il produit ses spectacles dans toute l&rsquo;Europe, en particulier en France, \u00e0 Paris (Od\u00e9on, Colline) et au festival d&rsquo;Avignon. tr\u00e8s marqu\u00e9 par le th\u00e9\u00e2tre de Kantor. Il enseigne \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole sup\u00e9rieure de th\u00e9\u00e2tre de Cracovie.<\/p>\n<p><strong>Tadeusz Kantor (1915-1990)<\/strong> : il est n\u00e9 en Galicie polonaise. Il \u00e9tudie le th\u00e9\u00e2tre, comme Lupa, \u00e0 Cracovie et devient, comme Lupa, professeur dans cette \u00e9cole sup\u00e9rieure. Pendant l&rsquo;occupation allemande, il fonde le Groupe de Cracovie qui joue clandestinement des pi\u00e8ces exp\u00e9rimentales dans des caves. En 1947 il se rend \u00e0 Paris o\u00f9 il s\u00e9journera tr\u00e8s souvent. A la fois metteur en sc\u00e8ne, peintre et sc\u00e9nographe, il cr\u00e9e un th\u00e9\u00e2tre tr\u00e8s personnel, inspir\u00e9 du \u00ab\u00a0happening\u00a0\u00bb qu&rsquo;il a d\u00e9couvert \u00e0 New-York. Son premier grand succ\u00e8s international est <em>La<\/em> <em>classe morte<\/em> (1975) qui a inspir\u00e9 la mise en sc\u00e8ne de Lupa.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au th\u00e9\u00e2tre de l&rsquo;Od\u00e9on (Paris), jusqu&rsquo;au 4 f\u00e9vrier, se joue Les Emigrants, adapt\u00e9 du roman de l&rsquo;auteur allemand Sebald*, n\u00e9 en 1944 dans une mise en sc\u00e8ne du Polonais Kristian Lupa*. 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