{"id":461,"date":"2016-03-15T12:17:38","date_gmt":"2016-03-15T11:17:38","guid":{"rendered":"http:\/\/maclarema.fr\/blog\/?p=461"},"modified":"2020-01-14T15:52:29","modified_gmt":"2020-01-14T14:52:29","slug":"theologie-et-politique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/theologie-et-politique\/","title":{"rendered":"Th\u00e9ologie et politique"},"content":{"rendered":"<p>Lecture<br \/>\n<em>Dieu, l&rsquo;islam, l&rsquo;\u00e9tat<\/em>. Les Temps Modernes, avril-juin 2015, n\u00b0683<br \/>\nDouze articles sur ce th\u00e8me, coordonn\u00e9s par Anoush Ganjipour (1).<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/DieuIslamEtat1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" wp-image-493 alignleft\" src=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/DieuIslamEtat1-191x300.jpg\" alt=\"DieuIslamEtat\" width=\"187\" height=\"294\" srcset=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/DieuIslamEtat1-191x300.jpg 191w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/DieuIslamEtat1-652x1024.jpg 652w, https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/DieuIslamEtat1.jpg 1071w\" sizes=\"auto, (max-width: 187px) 100vw, 187px\" \/><\/a>Ce num\u00e9ro, publi\u00e9 quelques mois apr\u00e8s les attentats de janvier 2015 en France perp\u00e9tr\u00e9s au nom de \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9tat islamique\u00a0\u00bb, apr\u00e8s aussi une vague d&rsquo;indignation horrifi\u00e9e, vient ouvrir un espace de r\u00e9flexion sur les rapports entre le th\u00e9ologique et le politique dans l&rsquo;islam en \u00e9tudiant, au travers des si\u00e8cles et \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart de l&rsquo;actualit\u00e9 imm\u00e9diate, des textes qui posent en premier lieu les probl\u00e8mes de transposition de la Loi divine en lois pour la soci\u00e9t\u00e9 humaine.<br \/>\nLes terribles attentats du 13 novembre commis l\u00e0 encore au nom de \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9tat islamique\u00a0\u00bb, le choc \u00e9prouv\u00e9 par le plus grand nombre devant l&rsquo;horreur et la r\u00e9it\u00e9ration des massacres, ont suscit\u00e9 incompr\u00e9hensions atterr\u00e9es ou opinions h\u00e2tives, et c&rsquo;est presque une th\u00e9rapie de chercher \u00e0 mieux comprendre ce que veut dire \u00ab\u00a0islam\u00a0\u00bb.<!--more--><\/p>\n<p>Il faut un effort pour entrer dans ces textes lorsque la culture qui vous porte a d\u00e9finitivement rang\u00e9 les dieux dans les cat\u00e9gories litt\u00e9raires du mythe ou de l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e. Et pourtant, pour avancer dans l&rsquo;analyse de la situation actuelle, il faut entrer dans une pens\u00e9e o\u00f9 des \u00e9crits vieux de plus de 1000 ans sont lus comme paroles d&rsquo;un dieu toujours pr\u00e9sent.<br \/>\nLes r\u00e9f\u00e9rences nombreuses \u00e0 des th\u00e9ologiens et philosophes anciens et modernes de langue arabe ou iranienne, g\u00e9n\u00e9ralement absents de la culture classique occidentale, obligent \u00e0 une lecture un peu aride mais r\u00e9compens\u00e9e par la d\u00e9couverte de pens\u00e9es complexes confront\u00e9es \u00e0 l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;un corpus de textes sacr\u00e9s avec cette question\u00a0: <strong>quel rapport entre la Loi divine et la loi humaine\u00a0? <\/strong>Ou, formul\u00e9e autrement,<strong> comment articuler th\u00e9ocratie et d\u00e9mocratie, Islam et r\u00e9publique\u00a0 ?<\/strong><\/p>\n<p>Les r\u00e9ponses sont vari\u00e9es, inventives, contradictoires. La subtilit\u00e9 d&rsquo;analyse et la grande diversit\u00e9 d&rsquo;interpr\u00e9tation, par les philosophes et th\u00e9ologiens, des textes fondateurs et de l&rsquo;organisation sociale qui en d\u00e9coule, tranchent avec la vision simpliste d&rsquo;un islam qui se d\u00e9finirait par \u00ab\u00a0la Tradition\u00a0\u00bb. Il n&rsquo;y a pas plus d&rsquo;islam v\u00e9ritable que d&rsquo;islam immuable.<br \/>\nCe questionnement, les arguments, les r\u00e9ponses apport\u00e9es dans le monde musulman apparaissent finalement proches de pens\u00e9es qui nous sont un peu mieux connues, de Ma\u00efmonide \u00e0 Thomas d&rsquo;Aquin.<\/p>\n<p>En fonction de leur \u00e9poque, les th\u00e9ologiens juristes, \u00ab\u00a0docteurs de la Loi\u00a0\u00bb, ont cherch\u00e9 comme les scolastiques (2) \u00e0 concilier foi et raison, \u00e0 adapter les paroles du Proph\u00e8te \u00e0 la vie concr\u00e8te, \u00e0 concevoir des lois pour la vie sociale qui ne contreviennent pas \u00e0 leur interpr\u00e9tation de textes fondamentaux. Loin d&rsquo;une politique de \u00ab\u00a0<em>retour au califat<\/em>\u00a0\u00bb assassine, loin aussi de l&rsquo;image d&rsquo;un islam fig\u00e9 enfermant des groupes sociaux dans une d\u00e9finition essentialiste st\u00e9rilisante.<br \/>\nApr\u00e8s l&rsquo;introduction de Patrice Maniguier\u00a0 (<i>De l&rsquo;effroi \u00e0 la pens\u00e9e. Pour une approche th\u00e9ologico politique de l&rsquo;Islam),<\/i> Anoush Ganjipour (<i>L&rsquo;islam, quelle th\u00e9ologie, quelle politique ?<\/i>) expose le fil directeur des articles rassembl\u00e9s\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Il s&rsquo;agira donc, ici, de comprendre de mani\u00e8re immanente le rapport du th\u00e9ologique au politique dans l&rsquo;islam et de saisir la logique interne qui pr\u00e9side \u00e0 un tel rapport, ainsi que les contradictions qui en ont r\u00e9sult\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em> (p.16)<\/p>\n<p>Il serait trop long de rendre compte ici de l&rsquo;ensemble des articles, mais suivons, \u00e0 titre d&rsquo;exemple, quelques jalons du <strong>th\u00e8me de la Shari&rsquo;a<\/strong> .<br \/>\nAnoush Ganjipour , dans un paragraphe intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>de la shari&rsquo;a \u00e0 la religion civile\u00a0\u00bb<\/em>, expose dans quelles circonstances la religion a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9e \u00e0 la loi, comment Loi religieuse et lois civiles se sont trouv\u00e9es identifi\u00e9es sous le terme shari&rsquo;a : au d\u00e9but de l&rsquo;islam, la Loi est appliqu\u00e9e directement par le Proph\u00e8te, puis par les califes qui d\u00e9tiennent le pouvoir politique en m\u00eame temps qu&rsquo;ils sont d\u00e9positaires de la parole divine. Comme chez les h\u00e9breux des temps antiques, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;\u00e9cart entre les commandements de Dieu et le pouvoir civil, le th\u00e9ologien est le politique.<br \/>\nIl y a l\u00e0 une diff\u00e9rence historique essentielle avec le christianisme n\u00e9 dans un contexte o\u00f9 la foi n&rsquo;est soutenue par aucun pouvoir politique. S\u00e9paration entre le \u00ab\u00a0Royaume des cieux\u00a0\u00bb et la vie \u00ab\u00a0dans le si\u00e8cle\u00a0\u00bb, s\u00e9paration du pouvoir religieux et du pouvoir civil, l&rsquo;id\u00e9e de s\u00e9cularisation th\u00e9oris\u00e9e par les th\u00e9ologiens chr\u00e9tiens ne peut se traduire de mani\u00e8re identique dans l&rsquo;islam, d&rsquo;autres concepts sont n\u00e9cessaires pour faire obstacle \u00e0 la th\u00e9ocratie islamique.<\/p>\n<p>Mohamed Cherif Ferjani , dans un texte intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<em>langage politique de l&rsquo;islam ou langage de l&rsquo;islam politique\u00a0\u00bb<\/em> conteste (p 54) la d\u00e9finition de la shari&rsquo;a \u00ab\u00a0<em>pr\u00e9sent\u00e9e comme \u00e9tant la Loi coranique ou islamique\u00a0\u00bb<\/em>. Cette interpr\u00e9tation, confort\u00e9e par son usage courant dans les pays musulmans, ne correspond pas \u00e0 l&rsquo;usage qui en est fait dans le Coran.. Etymologiquement le mot shari&rsquo;a renvoie en arabe \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de source et d\u00e9signe chez les B\u00e9douins \u00ab\u00a0l<em>&lsquo;action de conduire le troupeau \u00e0 un endroit o\u00f9 il peut s&rsquo;abreuver<\/em>\u00ab\u00a0. Les ex\u00e9g\u00e8tes musulmans du Coran ont interpr\u00e9t\u00e9 ce terme \u00ab\u00a0<em>au sens de religion en tant que celle-ci peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme une voie de salut propos\u00e9e aux humains tout autant que comme une source ou un r\u00e9servoir de sens\u00a0\u00bb<\/em>. De m\u00eame, les usages du mot shari&rsquo;a \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque classique (3) ont toujours \u00e9t\u00e9 rattach\u00e9s par les philologues au champ s\u00e9mantique de la source, sans r\u00e9f\u00e9rence aux notions de loi ou de droit, comme en t\u00e9moigne la recension du c\u00e9l\u00e8bre dictionnaire Lis\u00e2n al-&lsquo;arab. C&rsquo;est pourquoi, pour les penseurs musulmans de cette \u00e9poque, la shari&rsquo;a n&rsquo;\u00e9tait pas la Loi, mais une source parmi d&rsquo;autres de l&rsquo;\u00e9laboration des normes de la conduite humaine.<\/p>\n<p>Ali Benmakhlouf (p.178, <em>shari&rsquo;a : poids, ordre et suite du mot<\/em>) \u00e9tudie le sens du mot shari&rsquo;a dans un cadre th\u00e9orique, au travers du sens que lui ont donn\u00e9 de nombreux th\u00e9ologiens ou philosophes, comme al-Far\u00e2b\u00ee, (872-950, persan du 10e si\u00e8cle), Ibn Khald\u00fbn (14e si\u00e8cle), jusqu&rsquo;\u00e0 Ali Abderraziq (th\u00e9ologien du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle).<br \/>\nIl conclut : \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;effort interpr\u00e9tatif s&rsquo;est toujours exerc\u00e9. De nos jours, il nous permet de voir le fonctionnement de la shari&rsquo;a selon des modalit\u00e9s qui diff\u00e8rent selon les pays. Tous invoquent la shari&rsquo;a, aucun ne lui donne un m\u00eame contenu. Ce contenu a toujours \u00e9t\u00e9 une construction historique sur la base de versets polys\u00e9miques et ind\u00e9termin\u00e9s.<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>En conclusion du dossier \u00ab\u00a0<i>Dieu, l&rsquo;islam, l&rsquo;\u00e9tat\u00a0\u00bb<\/i>, l&rsquo;article de Jean-Luc Nancy\u00a0 donne succinctement, sous le titre \u00ab\u00a0<i><strong>dangereux oxymore<\/strong>\u00ab\u00a0,<\/i> les limites de la probl\u00e9matique.\u00a0 Le th\u00e9ologique et le politique sont des termes antinomiques d\u00e8s que l&rsquo;on consid\u00e8re la champ politique comme celui de la d\u00e9mocratie, le pouvoir du peuple est souverain pour fonder ses lois, inconciliable avec une th\u00e9ocratie pr\u00e9tendant trouver le fondement des lois de la cit\u00e9 dans un dieu dont elle d\u00e9tient la parole.<br \/>\n(p. 206) \u00ab\u00a0<i>l&rsquo;expression \u00ab\u00a0th\u00e9ologie politique\u00a0\u00bb n&rsquo;est \u00e0 bien la consid\u00e9rer qu&rsquo;un dangereux oxymore, c&rsquo;est-\u00e0-dire en fait une contradiction qui se fait passer pour un contenu substantiel\u00a0\u00bb<\/i>.\u2026&#8230;. \u00ab\u00a0<em>En v\u00e9rit\u00e9, la politique se fonde dans l&rsquo;autonomie int\u00e9grale (souveraine) de l&rsquo;institution d&rsquo;un peuple qui se d\u00e9clare tel, tandis que la th\u00e9ologie se fonde sur l&rsquo;autonomie d&rsquo;une interrogation sur l&rsquo;objet nomm\u00e9 \u00ab\u00a0dieu\u00a0\u00bb au sujet duquel on ne pr\u00e9suppose rien d&rsquo;autre que son nom. Aucune des deux n&rsquo;a strictement rien \u00e0 voir avec l&rsquo;autre\u00a0\u00bb.<\/em><\/p>\n<p>La lecture de ce num\u00e9ro, instructive et intellectuellement stimulante, laisse cependant <strong>quelques regrets<\/strong> que n&rsquo;ont sans doute pas des lecteurs connaissant bien les mondes musulmans : les d\u00e9bats et d\u00e9marches intellectuelles explor\u00e9s, visant \u00e0 articuler Loi divine et lois humaines dans le champ th\u00e9orique qui est propre \u00e0 leur domaine, sont parfois inscrits trop rapidement dans leur contexte historique, ne laissant voir d&rsquo;autres ressorts que l&rsquo;exercice de la pens\u00e9e.<br \/>\nSi l&rsquo;islam appara\u00eet comme un ensemble complexe, transform\u00e9 et r\u00e9interpr\u00e9t\u00e9 par ses th\u00e9ologiens et philosophes, la \u00ab\u00a0modernit\u00e9\u00a0\u00bb \u00e0 laquelle ils se r\u00e9f\u00e8rent est rarement d\u00e9finie, et les efforts de \u00ab\u00a0modernisation\u00a0\u00bb peuvent proc\u00e9der aussi bien d&rsquo;une confrontation avec la rationalit\u00e9 d&rsquo;Aristote que d&rsquo;un contexte id\u00e9ologique de domination occidentale.<br \/>\nEnfin, la relation entre le th\u00e9ologique et le politique est \u00e9tudi\u00e9e sous l&rsquo;angle de la s\u00e9cularisation, notion religieuse, sans \u00eatre confront\u00e9e \u00e0 celle de la\u00efcit\u00e9, notion politique, qui instaure la s\u00e9paration de l&rsquo;\u00e9tat et des institutions religieuses en distinguant espace public et espace priv\u00e9.<\/p>\n<p>Mais c&rsquo;est l\u00e0 une autre question. Si la th\u00e9ologie n&rsquo;a plus rien \u00e0 faire dans la politique, il reste encore \u00e0 se demander comment la politique va g\u00e9rer, de mani\u00e8re \u00e9quitable, la ligne de partage entre vie publique et vie priv\u00e9e. Toujours ouverte donc, l&rsquo;interrogation \u00ab\u00a0<i>Dieu, l&rsquo;islam, l&rsquo;\u00e9tat\u00a0\u00bb<\/i> se heurte \u00e0 la d\u00e9finition pr\u00e9cis\u00e9ment moderne du politique mais a d\u00e9ploy\u00e9 ici, contre les fondamentalistes contemporains et l&rsquo;inculture des assassins djihadistes, contre une vision occidentale condescendante ou essentialiste de l&rsquo;islam, la richesse de la pens\u00e9e musulmane et la force de ses controverses.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">&#8212;&#8212;&#8212;-<\/p>\n<p>(1) N\u00e9 en 1978 \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran, Anoush Ganjipour est chercheur en philosophie compar\u00e9e, actuellement directeur de programme au Coll\u00e8ge international de philosophie. Sa th\u00e8se, soutenue en 2012 \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de la Sorbonne nouvelle, s&rsquo;intitulait \u00ab\u00a0<i>G\u00e9n\u00e9alogie d&rsquo;une po\u00e9tique orientale, le r\u00e9el et le fictionnel entre la Gr\u00e8ce antique et l&rsquo;Iran islamique\u00a0\u00bb<\/i>.<\/p>\n<p>(2) cf Wikipedia :<em> La<a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Scholastique\"> scolastique<\/a> est la philosophie d\u00e9velopp\u00e9e et enseign\u00e9e au Moyen \u00c2ge dans les universit\u00e9s : elle vise \u00e0 concilier l&rsquo;apport de la philosophie grecque (particuli\u00e8rement l&rsquo;enseignement d&rsquo;Aristote et des p\u00e9ripat\u00e9ticiens) avec la th\u00e9ologie chr\u00e9tienne h\u00e9rit\u00e9e des P\u00e8res de l&rsquo;\u00c9glise et d&rsquo;Anselme.<\/em><\/p>\n<p>(3) la p\u00e9riode arabe dite classique, XIe \u2013 XIIe si\u00e8cles, va jusqu&rsquo;\u00e0 la chute du Califat de Bagdad le 10 f\u00e9vrier 1258.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lecture Dieu, l&rsquo;islam, l&rsquo;\u00e9tat. Les Temps Modernes, avril-juin 2015, n\u00b0683 Douze articles sur ce th\u00e8me, coordonn\u00e9s par Anoush Ganjipour (1). Ce num\u00e9ro, publi\u00e9 quelques mois apr\u00e8s les attentats de janvier 2015 en France perp\u00e9tr\u00e9s au nom de \u00ab\u00a0l&rsquo;\u00e9tat islamique\u00a0\u00bb, apr\u00e8s &hellip; <a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/theologie-et-politique\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[44,46,45],"class_list":["post-461","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture","tag-islam","tag-politique","tag-theologie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/461","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=461"}],"version-history":[{"count":28,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/461\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1823,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/461\/revisions\/1823"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=461"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=461"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=461"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}