{"id":85,"date":"2015-10-17T11:40:02","date_gmt":"2015-10-17T10:40:02","guid":{"rendered":"http:\/\/maclarema.fr\/blog\/?p=85"},"modified":"2015-12-29T01:07:18","modified_gmt":"2015-12-29T00:07:18","slug":"en-tenue-deve-feminin-pudeur-et-judaisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/en-tenue-deve-feminin-pudeur-et-judaisme\/","title":{"rendered":"En tenue d&rsquo;Eve : f\u00e9minin, pudeur et juda\u00efsme"},"content":{"rendered":"<div id=\"p5456287\" class=\"post\">\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright\" title=\"en tenue d'Eve, oct. 2015\" src=\"http:\/\/maclarema.blog.free.fr\/public\/.71Bm-RgdRvL_s.jpg\" alt=\"en tenue d'Eve\" width=\"160\" height=\"260\" \/><strong>Essai de Delphine Horvilleur<\/strong> Grasset 2013<\/p>\n<div class=\"post-excerpt\">\n<p>Femme rabbin en France au sein du MJLF (mouvement juif lib\u00e9ral de France), Delphine Horvilleur m\u00e8ne dans cet essai publi\u00e9 en 2013 une r\u00e9flexion sur la vision et la place de la femme dans la religion juive. Dans le contexte actuel o\u00f9 les discours fondamentalistes des trois religions monoth\u00e9istes r\u00e9v\u00e8lent une obsession de plus en plus accrue pour la pudeur et la modestie des femmes, l\u2019auteur part d\u2019un paradoxe \u00e9tonnant\u00a0: dans nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales o\u00f9 nudit\u00e9 et transparence sont de mise, pourquoi vouloir cacher la femme en la faisant dispara\u00eetre de l\u2019espace public\u00a0? (voiles divers couvrant cheveux, parfois corps et visages chez les musulmans, perruques sur cheveux coup\u00e9s recouvertes elles-m\u00eames de bonnets ou foulards, manches et jupes longues de pr\u00e9f\u00e9rence dans des tons sombres chez les juifs, assignation des femmes et des hommes \u00e0 des r\u00f4les pr\u00e9d\u00e9termin\u00e9s de fa\u00e7on quasi biologique chez les chr\u00e9tiens , discours entendus lors des manifestations contre le mariage pour tous en France). La r\u00e9ponse donn\u00e9e ici tombe comme un couperet\u00a0: retenue et pudeur ont \u00e9t\u00e9 et sont encore impos\u00e9es aux femmes pour les contr\u00f4ler et les exclure de l\u2019espace public, politique, de tout lieu de pouvoir. En tant que femme rabbin Delphine Horvilleur appuie son argumentaire sur l\u2019\u00e9tude de textes religieux, bibliques, talmudistes, kabbalistes, mais va puiser aussi dans l\u2019ethnologie (L\u00e9vi-Strauss), la psychanalyse, l\u2019histoire, la philosophie (Derrida), le f\u00e9minisme. Ce ne sont pas les textes religieux qui sont misogynes en soi mais bien les diff\u00e9rentes interpr\u00e9tations qui en ont \u00e9t\u00e9 faites par des hommes uniquement, les femmes \u00e9tant exclues de la yeshiva, c\u2019est-\u00e0-dire de l\u2019\u00e9tude des textes sacr\u00e9s (depuis les ann\u00e9es 1970 elles y ont acc\u00e8s mais seulement dans le Mouvement lib\u00e9ral). La Bible, en effet, pr\u00e9sente de beaux portraits d\u2019h\u00e9ro\u00efnes jouant un r\u00f4le public et politique, menant ou sauvant leur peuple, comme Esther, D\u00e9borah, Ruth ou encore la berg\u00e8re du Cantique des Cantiques, femme libre, amoureuse et tr\u00e8s sensuelle. Pour l\u2019auteur, c\u2019est sous les influences conjugu\u00e9es des Grecs et des Latins, puis de chr\u00e9tiens comme Saint Paul que le patriarcat a repris ses droits. La femme est alors devenue cet \u00eatre \u00ab\u00a0orificiel et g\u00e9nitalis\u00e9\u00a0\u00bb qui peut susciter chez l\u2019homme un d\u00e9sir incontr\u00f4l\u00e9 et ill\u00e9gitime (quand il n\u2019est pas son mari), capable de troubler gravement l\u2019ordre social. Le corps de la femme est \u00e0 la fois \u00ab\u00a0int\u00e9rieur et ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb par ce qu\u2019il peut s\u00e9cr\u00e9ter, m\u00eame sa voix est \u00ab\u00a0nudit\u00e9\u00a0\u00bb (r\u00e9cemment, en Isra\u00ebl, dans une c\u00e9r\u00e9monie militaire, des soldats sont sortis parce que des femmes soldats chantaient\u00a0! )<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Non seulement la Bible et les autres textes sacr\u00e9s juifs sont suffisamment riches et paraboliques pour \u00eatre lus \u00e0 plusieurs niveaux (la Kabbale en compte quatre\u00a0: litt\u00e9ral, allusif, all\u00e9gorique, cach\u00e9) mais il faut sans cesse <strong>les revisiter \u00e0 l\u2019aune du contemporain et non pas de mani\u00e8re \u00ab\u00a0anhistorique \u00bb.<\/strong> Il faut devenir, dit-elle avec humour, \u00ab\u00a0un(e) obs\u00e9d\u00e9(e) textuel (le) \u00bb.<br \/>\nEn outre la langue h\u00e9bra\u00efque pr\u00eate \u00e0 toutes les ambig\u00fcit\u00e9s puisqu\u2019elle s\u2019\u00e9crit consonnantiquement, sans les voyelles et que tout mot peut \u00eatre polys\u00e9mique , donc susceptible de multiples sens quand il est traduit et interpr\u00e9t\u00e9. Elle en donne un exemple frappant avec le mot \u00ab\u00a0Tzela\u00a0\u00bb utilis\u00e9 dans la Gen\u00e8se \u00e0 propos de la cr\u00e9ation de la premi\u00e8re femme. Eve est-elle faite \u00e0 partir d\u2019une \u00ab\u00a0c\u00f4te\u00a0\u00bb d\u2019Adam, donc d\u00e9pendante du corps masculin ou a -t-elle \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e \u00ab\u00a0\u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019Adam \u00bb,\u00a0? (le mot Tzela \u00e9tant traduit dans le reste de la Bible par \u00ab\u00a0c\u00f4t\u00e9 \u00bb). D\u2019autant plus que la Gen\u00e8se donne deux conceptions de l\u2019origine de l\u2019humanit\u00e9\u00a0: au chapitre 1, Dieu cr\u00e9e l\u2019homme masculin et f\u00e9minin, puis dans le deuxi\u00e8me chapitre il coupe l\u2019androgyne (comme dans le Banquet de Platon, mais pour d\u2019autres raisons) en deux, homme et femme \u00ab\u00a0c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te \u00bb. De quoi faire r\u00e9fl\u00e9chir sur les repr\u00e9sentations avec lesquelles nous vivons depuis longtemps et qui induisent fortement les comportements sociaux. De plus, pourquoi la nudit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019exposition de soi \u00e0 la vue de l\u2019autre, est-elle source de trag\u00e9die\u00a0? La Bible en cite de nombreux cas\u00a0: Adam et Eve, une fois s\u00e9par\u00e9s, se d\u00e9couvrent nus et doivent quitter l\u2019Eden\u00a0; No\u00e9 ivre se d\u00e9nude et est surpris par l\u2019un de ses fils, ce qui entra\u00eene la mal\u00e9diction des Canan\u00e9ens, sa descendance\u00a0; Joseph, le fils de Jacob, est jet\u00e9 nu dans un trou par ses fr\u00e8res et laiss\u00e9 pour mort etc. D\u2019apr\u00e8s certaines interpr\u00e9tations qui retiennent l\u2019attention, Adam et Eve, au paradis, ne seraient pas nus mais priv\u00e9s de peau, de s\u00e9paration entre eux et le monde, des \u00eatres translucides. D\u00e8s qu\u2019ils sont recouverts de leur peau ils se savent s\u00e9par\u00e9s et ont conscience que l\u2019autre peut les regarder\u00a0: c\u2019est de l\u00e0 que na\u00eet la pudeur mais aussi la honte d\u2019\u00eatre nu, d\u2019\u00eatre perm\u00e9able au regard de l\u2019autre.<br \/>\nOr cette conscience de diff\u00e9renciation s\u2019av\u00e8re positive, elle permet d\u2019aller vers l\u2019Autre et de le rencontrer. Interpr\u00e9tation des textes bien diff\u00e9rente de celles que les fondamentalistes veulent inculquer aux fid\u00e8les, \u00e0 savoir que le corps coupable et dangereux de la femme doit \u00eatre cach\u00e9 pour \u00e9loigner l\u2019homme de cette alt\u00e9rit\u00e9 mena\u00e7ante. Le voile n\u2019est donc pas l\u2019apanage des femmes (Adam est le premier \u00e0 se couvrir), surtout dans la religion juive o\u00f9 f\u00e9minin et masculin n\u2019ont pas toujours de fronti\u00e8res bien d\u00e9finies. L\u2019auteur prend quelques exemples emprunt\u00e9s aux textes ou \u00e0 la pratique religieuse. Les hommes pratiquants se couvrent aussi d\u2019une kippa, pour approcher le divin et s\u2019y soumettre. Mo\u00efse, apr\u00e8s son face-\u00e0-face \u00ab\u00a0irradiant\u00a0\u00bb avec le divin, doit se voiler pour parler \u00e0 son peuple. Pendant la pri\u00e8re l\u2019homme juif se voile d\u2019un ch\u00e2le, le tallit. Quand, \u00e0 la synagogue, il \u00ab\u00a0d\u00e9voile\u00a0\u00bb la Torah (f\u00e9minis\u00e9e donc), recouverte d\u2019un lange, il la cajole comme un enfant, les femmes \u00e9tant exclues de ce moment. Appropriation du r\u00f4le maternel, \u00e9chu \u00e0 la femme, qui manquerait \u00e0 l\u2019homme\u00a0? Donc le f\u00e9minin tel que per\u00e7u par les religieux (voilement, r\u00f4le maternel au foyer) n\u2019est pas l\u2019apanage des femmes comme le masculin n\u2019est pas celui des hommes . Le Talmud, de mani\u00e8re tr\u00e8s contemporaine, distingue le sexe et le genre. L\u2019auteur n\u2019adh\u00e8re pas pour autant \u00e0 une th\u00e9orie radicale de confusion des genres. Elle se situe dans un entre-deux raisonnable. Pour ne pas tomber dans la misogynie, on doit laisser les femmes \u00e9tudier, interpr\u00e9ter et relire les textes. <strong>La religion est relecture.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Conclusion :<\/strong> Dans cet ouvrage revigorant et finalement assez optimiste Delphine Horvilleur d\u00e9construit brillamment le discours fondamentaliste qui r\u00e9duit la femme \u00e0 sa fonction domestique et reproductrice. Elle entre en r\u00e9sonnance avec les discours \u00e9mancipateurs sur la femme. Son texte, subtil et courageux, vu son \u00ab\u00a0m\u00e9tier\u00a0\u00bb et le climat r\u00e9actionnaire ambiant, fourmille d\u2019id\u00e9es novatrices et d\u2019exemples emprunt\u00e9s aux textes, aux rites et \u00e0 la langue h\u00e9bra\u00efque qu\u2019elle interroge finement. Son \u00e9loge sensible de la femme et du f\u00e9minin, y compris chez l\u2019homme, ne va pas sans humour, principalement dans les titres de chapitres ou de paragraphes\u00a0: par exemple \u00ab\u00a0petit trait\u00e9 de dermatologie biblique, saveur et savoir, la femme h\u00e9ros ou z\u00e9ro, exc\u00e8s de textost\u00e9rone\u00a0\u00bb etc. Son livre dense, fruit d\u2019une r\u00e9flexion complexe , aide \u00e0 penser le monde contemporain, y compris pour les ath\u00e9es baignant depuis des si\u00e8cles dans les m\u00eames repr\u00e9sentations que les croyants.<br \/>\nCertes on ne peut suivre totalement sa vision d\u2019un juda\u00efsme r\u00e9solument moderne depuis le d\u00e9part et rendu misogyne par les autres religions. On peut lui r\u00e9torquer que la mythologie gr\u00e9co-latine offre de beaux portraits de d\u00e9esses puissantes, comme le Christianisme de glorieux r\u00e9cits sur les Saintes. Ses analyses \u00ab\u00a0f\u00e9ministes\u00a0\u00bb des Textes juifs m\u00e9riteraient une approche historique plus approfondie qui aiderait \u00e0 mieux saisir les diff\u00e9rents contextes dans lesquels ont \u00e9merg\u00e9 ces textes. Par exemple, la b\u00e9n\u00e9diction \u00ab\u00a0B\u00e9ni sois-tu, \u00f4 mon Dieu, de ne pas m\u2019avoir fait femme\u00a0\u00bb existe bel et bien dans la liturgie quotidienne juive et seul le juda\u00efme lib\u00e9ral l\u2019a retir\u00e9e des livres de pri\u00e8re. Mais cet essai, nourri et personnel, va \u00e0 contre-courant de la doxa religieuse juive (et des autres religions) et fait du bien.<br \/>\nMerci \u00e0 Delphine Horvilleur de nous faire entendre une voix (une \u00ab\u00a0nudit\u00e9\u00a0\u00bb ?) diff\u00e9rente.<\/p>\n<p><strong>Notes<\/strong><br \/>\n<strong>La Bible h\u00e9bra\u00efque<\/strong> (ou Ancien ou Premier Testament) contient 24 livres. Les 5 premiers forment la Torah. Son canon est fix\u00e9 vers -450.<br \/>\n<strong>Le Talmud<\/strong> (\u00ab\u00a0\u00e9tude \u00bb), r\u00e9dig\u00e9 en h\u00e9breu et aram\u00e9en, est le recueil principal des commentaires de la Torah qu\u2019il interpr\u00e8te juridiquement et \u00e9thiquement. Il existe deux Talmud\u00a0: celui de Galil\u00e9e achev\u00e9 \u00e0 la fin du IV\u00e8me si\u00e8cle de notre \u00e8re, fragmentaire et de lecture aride, et celui de Babylone, r\u00e9dig\u00e9 aux VI\u00e8me et VII\u00e8me si\u00e8cles, qui sert de r\u00e9f\u00e9rence principale.<br \/>\n<strong>La Torah<\/strong> (\u00ab\u00a0enseignement \u00bb) a \u00e9t\u00e9 transmise, selon la tradition, par Mo\u00efse. Elle comprend les 5 premiers livres de la Bible et 613 commandements compil\u00e9s et discut\u00e9s dans le Talmud.<br \/>\n<strong>Le Zohar<\/strong> (\u00ab\u00a0splendeur \u00bb) est l\u2019\u0153uvre majeure de la Kabbale, r\u00e9dig\u00e9e au XIII\u00e8me si\u00e8cle de notre \u00e8re. C\u2019est une \u00e9x\u00e9g\u00e8se \u00e9sot\u00e9rique de la Torah qui s\u2019appuie sur une philosophie mystique.<br \/>\n<strong>Le Mouvement juif lib\u00e9ral<\/strong> est n\u00e9 en Allemagne \u00e0 la fin du XVII\u00e8me si\u00e8cle, il exprime une pens\u00e9e juive moderne qui lutte contre le fondamentalisme. Il questionne les textes sacr\u00e9s sur des sujets de soci\u00e9t\u00e9 actuels( bio-\u00e9thique, place des femmes, environnement, couples mixtes, conversion, etc.), en s\u2019attachant \u00e0 l\u2019esprit des textes et non \u00e0 la lettre. Ce n\u2019est ni une secte ni un schisme.<br \/>\nIl se veut universaliste, pluraliste et \u00e9galitariste et accepte d\u2019ordonner des femmes rabbins. Dans les synagogues lib\u00e9rales, les fid\u00e8les, hommes et femmes, ne sont pas s\u00e9par\u00e9s, les offices se font en partie en fran\u00e7ais et la musique est autoris\u00e9e. Il y a environ dans le monde 1 800 000 juifs lib\u00e9raux, r\u00e9partis dans 43 pays, principalement aux USA. Ce mouvement r\u00e9formiste est majoritaire partout sauf en France et en Isra\u00ebl.<br \/>\nEn France il touche 15 000 personnes environ sur une estimation de 500 000, (ce qui est tr\u00e8s minoritaire), mais ce nombre est en augmentation . Il y a 2 femmes rabbins, Pauline Bebe et Delphine Horvilleur. Ce mouvement n\u2019est pas reconnu par le Consistoire fran\u00e7ais qui organise le culte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Essai de Delphine Horvilleur Grasset 2013 Femme rabbin en France au sein du MJLF (mouvement juif lib\u00e9ral de France), Delphine Horvilleur m\u00e8ne dans cet essai publi\u00e9 en 2013 une r\u00e9flexion sur la vision et la place de la femme dans &hellip; <a href=\"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/en-tenue-deve-feminin-pudeur-et-judaisme\/\">Continuer la lecture <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-85","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-culture"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=85"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":362,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/85\/revisions\/362"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=85"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=85"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/maclarema.fr\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=85"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}