Les Juifs en France (1) : de la Gaule gallo-romaine au début du XIIIè siècle

Quelle place occupe l’histoire des Juifs dans l’histoire de France? Dans le manuel d’histoire

Stèle d’Auch Vè-VIIè siècle

Malet-Isaac, une seule phrase leur est consacrée, quand aujourd’hui on enseigne à grandes lignes aux élèves quelques moments marquants : l’émancipation sous la Révolution, l’affaire Dreyfus, Vichy et la Shoah. Mais rien sur les périodes gallo-romaine, médiévale et moderne. L’étude des archives juives date de la fin du XIXè siècle avec la création de la société des études juives en 1880 et les monuments et objets ont été longtemps ignorés (découverte en 1976 d’ une école juive souterraine à Rouen), ou négligés (prise en compte récente de stèles funéraires par exemple). De plus la plupart des historiens s’intéressant à cette minorité française sont juifs, un « entre-soi » qui ne favorise pas l’insertion des données dans l’histoire générale de la France. Pour autant y-a-t-il eu occultation volontaire ? Sans doute pas car l’historiographie des minorités intégrées à une majorité est un pan de la recherche relativement récent. Deux livres sont parus récemment : Histoire des juifs en France, de Michel Abitbol (chez Perrin en 2024) qui traite très peu du Moyen-Age, et un livre-somme sous la direction de Sylvie-Anne Goldberg, Histoire juive de la France (chez Albin Michel 2023), dont la table des matières s’étend du premier siècle jusqu’à aujourd’hui et travaille de manière approfondie et illustrée par une somptueuse iconographie cette histoire à la jonction de l’histoire générale de la France et de la diaspora et qui démontre aussi comment les juifs de France ont joué un rôle fondamental dans l’ histoire juive mondiale.

1 Avant la France : Gaule et royaume franc, Ier siècle-Xè siècles

On sait que la communauté juive française s’est implantée depuis le premier siècle en Gaule gallo-romaine. Dès Alexandre le Grand (-IVè siècle), beaucoup de Juifs vivent hors de Judée, sur le pourtour méditerranéen de l’empire grec où ils font du commerce. Quand les Romains s’emparent de la Judée, (destruction du second Temple de Jérusalem en +70, puis révolte des Hébreux matée en +135), bien après avoir conquis les restes de l’empire grec et la Gaule en -51, les Juifs captifs de Judée sont déportés et dispersés, emmenés comme esclaves ou affranchis, en Afrique du Nord, en Espagne, mais aussi en Italie et en Gaule méridionale. L’historien romain Flavius Josèphe* (+38,+100) documente la captivité de Princes de Judée en Gaule. Les commerçants des comptoirs arrivent en  Italie et en Gaule avec les légions romaines où ils servent comme soldats ou bien comme artisans et fournisseurs et les captifs comme esclaves. En +212 l’édit de Caracalla affranchit les Juifs et en fait des citoyens romains.

Par des traces archéologiques comme la lampe à huile à Orgon (près d’Avignon) datée du

Lampe à huile d’Orgon
(entre -27 et +14)

+Ier siècle, le sarcophage de Pompeia Judaea d’Arles datant du IIIè siècle (peut-être une Italienne païenne convertie), ou encore une bague comportant une menora* près de Bordeaux datant de +250, il est certain que les juifs se sont installés dans toutes les villes romaines le long du Rhône (Arles, Vienne, Lyon), sur les côtes (Marseille, port de Narbonne), dans le sud ouest en Aquitaine, en Provence. Puis avec les Romains ils remontent vers le nord de la Gaule (traces à Valence, Clermont-Ferrand, Vannes) et dans la « provincia Belgica » comprenant des villes à l’ouest du Rhin comme Trêves, Cologne, Mayence.
Sous les Romains, même lorsque l’empereur Constantin se convertit au christianisme et qu’il en fait la religion d’état en +392, les juifs vivent assez bien, ayant les mêmes droits juridiques, politiques et religieux que les autres citoyens :  ils parlent le grec ou le latin vulgaire, réservant l’hébreu à la religion. Ils peuvent cultiver des terres et des vignes, exercer toutes sortes de commerces. ils s’établissent principalement dans des cités, mêlés aux autres. Les Romains autorisent le shabbat, la circoncision.

Le royaume franc

Les Francs saliens, des païens installés en Belgique et à l’ouest du Rhin participent à la chute de l’Empire romain d’Occident (datée de 476). Ils installent en Gaule du Nord (Belgique, rive ouest du Rhin et au Nord de la Loire sauf la Bretagne, puis en Provence après 536) la dynastie mérovingienne (milieu Vè-jusqu’en 751), Paris devenant la capitale du royaume franc en 507. Comme la religion chrétienne domine en Gaule, Clovis se convertit en 496, et peu à peu la situation des juifs en royaume franc et dans le reste de la Gaule va se transformer, selon les édits du roi ou les conciles de l’Eglise. Les cités sont gouvernées par des seigneurs ou des évêques, et l’Eglise commence à s’en prendre aux Juifs traités de « race scélérate » ayant tué le Christ. Les clercs puis tous les Chrétiens ont interdiction de partager des repas avec des juifs, les mariages mixtes sont interdits. Les Juifs sont exclus des charges publiques et ne peuvent avoir de serviteurs chrétiens. On assiste aux premiers baptêmes forcés et à quelques expulsions. Cette période est documentée : on trouve des inscriptions funéraires en grec ou en latin avec le mot shalom* ou des dessins de ménora* entre le IIIè et la fin du VIIè siècle, à Narbonne, Lyon, des traces de synagogues à Paris (582) ou à Orléans (585), preuve d’une continuité de la présence juive en Gaule de l’occupation romaine à la fin de la dynastie mérovingienne, comme en atteste aussi Grégoire de Tours (mort en 594) dans Dix livres d’histoire.

L’Empire carolingien

Pendant la dynastie carolingienne (751-987), commencée par Pépin le Bref et continuée avec son fils Charlemagne (742?-814) et ses successeurs, le royaume franc s’étend considérablement (voir carte) et Charlemagne devient Empereur d’Occident, intronisé par le pape, avec pour capitale Aix-la Chapelle*. Il accroît son pouvoir en vassalisant les seigneurs par des dons de fiefs, et lettré, il  fait appel à des savants pour créer des écoles ecclésiastiques qui répandent le latin savant et l’apprentissage des grands textes. La communauté juive récolte les fruits de cette période brillante, tant dans des privilèges politiques que dans les échanges d’intellectuels avec les clercs chrétiens. On trouve à sa cour des Juifs privilégiés, comme des médecins ou des diplomates comme un

Eléphant blanc
fresque San Baudelio
Espagne XIIè siècle

certain Isaac le Juif envoyé à la cour du Calife de Bagdad (en 798) qui en ramène un éléphant blanc en guise de cadeau. L’Empereur a compris les avantages à tirer d’hommes parlant plusieurs langues et doués pour le commerce ou la médecine. Des  échanges commerciaux ont lieu avec tout le bassin méditerranéen jusqu’en Terre Sainte. Des légendes « juives » se transmettent sur ces liens entre les Juifs et Charlemagne. Des communautés plutôt aisées s’installent le long de la Saône et du Rhône, à Metz, puis en Champagne et le long du Rhin au Xè siècle. Leur nombre est en forte hausse. Des familles continuent de posséder des terres et ont des serviteurs chrétiens qui parfois se sont convertis au Judaïsme. Après l’éclatement de l’Empire carolingien* en 843, le sort des Juifs est dépendant des seigneurs locaux.

Mais l’Eglise veille au grain par ses évêques installés dans tout l’Empire qui veulent établir une homogénéité religieuse par la religion et séparer radicalement les Chrétiens des Juifs, physiquement et religieusement. Un discours antijudaïque se répand avec plus ou moins de succès selon les lieux. D’autant plus que des controverses théologiques ont lieu au sein même de l’Eglise : les Augustiniens* voient les juifs comme des témoins privilégiés du Christ et garants de la vérité hébraïque de la Bible, des sortes de « Juifs herméneutiques » quand  en même temps d’autres clercs veulent imposer crachats et humiliations lors du vendredi Saint, la « colaphisation », surtout dans le sud de la France.

2 Naissance du Judaïsme français en France du Nord : Tsarfat (France en hébreu)

    2.1  Le contexte : l’avènement des Capétiens, XIè-XIIè siècles

La France en 1030

Entre le IXè et le XIè siècle, l’Islam domine le monde occidental devant l’Empire byzantin et l’Empire chrétien d’Occident, le plus faible. La majorité des Juifs vit en terre d’Islam où ils sont relativement tolérés malgré ou grâce à leur statut de « dhimmi »*. Dans les deux autres empires, les communautés sont anciennes mais plus petites, ont des conditions plus dures et cohabitent diversement avec les Chrétiens : certes les quartiers juifs, les « juiveries », sont ouverts et favorisent les échanges avec les Chrétiens. Mais vers la fin du Xè siècle, en Occident et en France en particulier,  l’avènement des Capétiens (couronnement d’Hugues Capet en 987), lié à l’accroissement du pouvoir de l’Eglise catholique romaine va transformer la condition des juifs avec son lot de persécutions, d’expulsions en même temps que l’émergence dans le nord de la France d’écoles théologiques juives novatrices qui feront émerger dans toute l’Europe du nord ouest, l’Europe centrale et orientale le Judaïsme ashkénaze.
Les huit Croisades* (entre 1096 et 1271) et davantage les Croisades des Pastoureaux*

exécution de Juifs pendant la première croisade (1250)

(1251 et 1320) sont parfois l’occasion de massacres de Juifs, à Rouen en 1096, dans le pays mosan et en Rhénanie lors des premières croisades, puis en 1236 dans l’ouest de la France, ou dans le sud ouest en 1320.

La France du nord (Ile de France, Champagne, Picardie et Normandie) sous l’impulsion des rois et des seigneurs se transforme. Les Juifs s’y installent car les seigneurs leur proposent des avantages économiques, juridiques et leur assurent leur protection, indispensable dans ces régions dont la population peut leur être hostile. Le prêt étant devenu interdit aux Chrétiens par l’Eglise, les Juifs récupèrent cette activité profitable. Jusqu’en 1180 (mort de Louis VII) le roi prend toujours la défense de « ses » Juifs dans des affaires de meurtre rituel *(en Champagne ou à Blois (en 1171).

Evolution du Royaume sous Philippe Auguste

Mais le règne de Philippe-Auguste (1165-1223, couronné en 1180) opère un tournant tragique. Ce roi « très chrétien » qui prête foi aux rumeurs antijudaïques et qui a besoin de fonds pour sa politique de conquêtes et pour asseoir son autorité, commence son règne en confisquant les biens des Juifs (cl les Gesta Philippi Augusti*) et en ordonnant le pillage des synagogues. De plus les dettes  privées  des Chrétiens dues aux Juifs sont annulées et les débiteurs en versent une petite partie au roi. En 1182 c’est la première

Expulsion des Juifs portant rouelle en 1182

expulsion du royaume désapprouvée en revanche par l’Eglise. qui dans sa doctrine considère les Juifs comme des témoins privilégiés des vérités prophétiques messianiques. Le roi rappelle les Juifs en 1198, pour des raisons financières plus que religieuses. Et son fils Louis VIII  le Lion (règne de 1223 à 1226) continue cette politique.

   

 

 

    2.2   La France du Nord, Tsarfat, creuset européen de l’école rabbinique ashkénaze : XIè-XIIè siècles

Paradoxalement, en dépit de ces persécutions de la part des rois,  la communauté juive continue de se développer démographiquement et économiquement, mais aussi fait preuve d’une grande créativité culturelle et religieuse. Dans les siècles précédents ce sont surtout les textes chrétiens rédigés en latin qui nous renseignent sur la pratique religieuse des Juifs fidèles à l’Ancien Testament et au Talmud babylonien On sait que les mariages mixtes sont prohibés, que les fidèles fêtent le shabbat, pratiquent la circoncision et ont de nombreux interdits alimentaires, coutumes et rites qui appartiennent à la religion pratiquée depuis l’Antiquité à Babylone. L’hébreu est la langue de référence, les rabbins ne connaissant pas le latin savant. Mais si la présence de rabbins est attestée en Gaule depuis le premier siècle, en particulier lors d’échanges souvent polémiques avec le clergé lecteur des grands textes hébraïques, le mouvement rabbinique  n’est pas encore constitué. C’est alors qu’apparaît

Rachi lisant la Bible

Rachi de Troyes (1040-1105), né en Champagne, qui se forme pendant 10 ans dans des écoles (yeshiva) allemandes. A 30 ans il revient chez lui et ouvre une école où il enseigne  oralement à des élèves venus de toute l’Europe ses commentaires de la Bible hébraïque et du Talmud de Babylone*. C’est un professeur chaleureux, ouvert, qui propose des lectures nouvelles des textes, des exégèses littérales, le (péchat) plus importantes pour lui que le commentaire symbolique (dérach). Rachi s’exprime en ancien français (en langue d’oïl) et les copies de ses premiers élèves et de ses filles érudites sont les premières attestations écrites d’ancien français. Après sa mort sa méthode est copiée dans des manuscrits et reprise par les exégètes de la France du nord  (comme Tam de Troyes, Isaac de Dampierre ou Joseph Bonfils de Limoges) qui apportent des ajouts aux commentaires de Rachi (tossafot en hébreu) : ce sont les Tossafistes* dont l’enseignement est repris en Allemagne et jusqu’en Pologne dans les siècles qui suivent. Des talmudistes allemands viennent  aussi étudier en France en Champagne, à Paris, en Normandie. Les successeurs de Rachi se révèlent très inventifs, équilibrant les interprétations littérales et allégoriques, et donnant des conseils pratiques aux fidèles grâce à la langue d’usage. De grands livres paraissent, comme celui de Moïse de Coucy (avant 1250), qui circulent ou disparaissent dans des moments de persécution. Cette effervescence intellectuelle autour de l’école de Rachi et de ses épigones associée à d’éminents talmudistes allemands de Rhénanie, leur charisme intellectuel, leur attrait pour la nouveauté et l’éloignement géographique des académies traditionnelles vont favoriser l’émergence du premier Judaïsme  franco-allemand ou ashkénaze.

3  En France du sud  : du Ier au XIIIè siècle

    3.1 La Provence dont le nom est issu du nom latin « provincia Romana » est  dans lune vaste région méridionale composée de la Provence, du Comtat Venaissin*, du Languedoc, du Roussillon et du Toulousain, la Garonne étant la limite occidentale. Des sources archéologiques nous renseignent sur une présence juive continue depuis l’arrivée des Romains au Ier siècle. Sous Charlemagne, une famille de princes juifs de Narbonne qui

Sceau de Kalonymos ben Todros, dernier « roi des Juifs » de Narbonne 1300

exceptionnellement ont reçu des droits officiels de propriété par le gouverneur, président à la communauté, possèdent des droits seigneuriaux et certains fondent une école rabbinique. A partir du XIè siècle  on sait que des communautés se sont établies à Aix, Marseille, Arles, Avignon, Tarascon. Les populations grossissent avec l’afflux des juifs expulsés du sud de l’Espagne à la fin du XIIè siècle, d’Angleterre en 1290, puis des juifs français expulsés du Dauphiné et du Languedoc en 1306. Les Juifs de Provence connaissent jusqu’en 1348 (début de la peste noire) un sort assez favorable. Ils sont protégés par le droit romain qui leur a accordé la liberté religieuse et la citoyenneté, puis par le droit des rois ou des seigneurs qui leur accordent une réelle autonomie juridique : ils ont des représentants, un conseil élu, sont protégés, en échange bien sûr d’un impôt particulier, la taille des Juifs qui touche les plus riches. L’Eglise  et son droit canon est plus ou moins accueillante selon les périodes, les considérant tour à tour ou en même temps comme des témoins privilégiés du Christ ou comme des traîtres qu’il faut humilier les vendredis saints. Les Juifs se mêlent à la population environnante, parlant comme elle le provençal, exercent le métier d’artisans, de marchands, de vignerons, d’agriculteurs, et ont le monopole de la vente du corail dès le

Juifs prêteurs à intérêt
enluminure du XIIIè siècle

XIIIè siècle.Ils sont aussi des prêteurs sur gages et des courtiers très appréciés par leur don des langues. Ils peuvent se défendre dans les tribunaux. Ils se rassemblent autour de la synagogue, de bains rituels, d’écoles talmudiques, des boucheries cacher. Entre le Vè et le Xè siècle ils enterrent leurs morts sur des terrains privés, ou parmi les Chrétiens. Des cimetières juifs imposés par l’Eglise sont attestés à partir du XIè siècle, mais qui ont tous été détruits.

 

 

Bain rituel (Mikvé) de Montpellier
XIIIè siècle

   3.2  Le Judaïsme provençal

L’occitan identique à celui des Chrétiens mais écrit en lettres hébraïques (judéo-provençal) est attesté pour la première fois dans un code de lois d’Isaac de Marseille en 1140. Les premiers recueils des traditions  religieuses juives européennes apparaissent en Provence à partir du XIIIè siècle et nous renseignent sur les coutumes religieuses spécifiques face aux centres talmudiques de la France du Nord  (Tsarfat)et de l’Espagne (Sepharad). Dès le XIIè siècle  les académies de  Narbonne, Lunel, Posquières (Vauvert), Montpellier, Béziers, Arles, Marseille. prospèrent en attirant des élèves  chassés du sud de l’Espagne après les massacres de Grenade en 1066, puis du Maroc et de l’Andalousie par les Almohades (1146-1228), une dynastie de Musulmans rigoristes.  Les rabbins séfarades apportent avec eux les enseignements de Maïmonide*(1135-1204) grand talmudiste  et philosophe qui veut réconcilier la métaphysique d’Aristote et la science avec les leçons de la tradition juive. Son Guide des égarés est traduit de l’arabe en hébreu par Samuel Ibn Tibbon venu d’Espagne.

Le Guide des égarés de Maïmonide
traduction en hébreu de Samuel Ibn Tibbon
Provence 1352

S’ensuivent des controverses incessantes et fructueuses dans les écoles provençales entre ses fidèles et ses détracteurs. Des débats existent également entre des prédicateurs chrétiens et un public juif sur des usages quotidiens comme la question de l’usure ou la séparation des communautés.
Aux alentours de 1200, c’est aussi dans cette région, en premier lieu à Posquières, que vont s’épanouir les cercles de la kabbale, mystique ésotérique juive, dont les « secrets » sont transmis au début oralement et qui seront ensuite répandus dans des ouvrages religieux.

Séfer yetsira (Livre de la Création) accompagné de dessins kabbalistiques provençaux
Vers 1280

 

Carte des cimetières juifs au Moyen âge

 

SOURCES

Histoire juive de la France sous la direction de Sylvie-Anne Goldberg (Albin Michel, 2023)

Musée d’art et d’histoire du judaïsme

Site Akadem  plusieurs vidéos : inclusion politique   

Différents articles wikipedia vérifiés

NOTES

Flavius Josèphe (+37-100) : historiographe romain d’origine juive. Ecrit la Guerre des Juifs (+75-79), Autobiographie, Antiquités judaïques.

menorah : chandelier à sept branches

shalom : en hébreu, paix

Aix-la Chapelle : au nord ouest de l’Allemagne, capitale de l’empire carolingien

Eclatement de l’empire carolingien : après le traité de Verdun en 843, les petits-fils de Charlemagne se partagent l’Empire carolingien :
Charles le chauve reçoit la Francie occidentale
Lothaire 1er le centre de l’Italie jusqu’à la Frise
Louis le Germanique, la Francie orientale appelée Germanie

Traité de Verdun 843

Augustiniens : suivent la règle d’Augustin d’Hippone (IVè-Vè siècles) qui développe la théorie de la Grâce. Pour Augustin les Juifs sont perçus comme peuple de l’Ancien testament, témoin privilégié du Christ.

Dhimmi : statut particulier des Juifs  ou des Chrétiens en terre d’Islam qui sont soumis à un régime juridique d’infériorité en échange de protection.

Croisades des pastoureaux : en 1251 et en 1320 : insurrection de jeunes paysans de France voulant se rendre en Terre sainte sans appui de seigneurs. Sur leur chemin ils commettent de nombreux massacres de Juifs.

Affaires de « meurtres rituels » : stéréotype de l’antijudaïsme chrétien. Des Juifs sont régulièrement accusés de tuer des enfants chrétiens dont le sang servirait à la confection du pain azyme. Ces rumeurs infondées ont souvent conduit des familles au bûcher.

Gesta Philippi Augusti : documents officiels de Philippe Auguste édités par un moine, Rigord.

Talmud de Babylone : existe à côté du Talmud de Jérusalem (entre +100 et 400). Il est compilé  en araméen par des savants de la diaspora babylonienne entre 357 et 500.

Comtat venaissin : région qui comprend le sud de la Drôme et le Vaucluse

Maïmonide (1138-1204) : né à Cordoue, mort à Fostat en Egypte. Grand rabbin séfarade, talmudiste et philosophe.

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