À PROPOS DU CAMP DE LA PAİX en İSRAËL

rédigé par Marianne

Pour toutes celles et ceux qui ont passionnément suivi et soutenu les accords d’Oslo au début des années 90, espéré qu’ils pourraient peu à peu mener à la paix entre Israéliens et Palestiniens et conduire à la création de deux États mitoyens, l’assassinat d’Itzak Rabin, en novembre 95, par un israélien religieux fanatique, à la suite d’une effroyable campagne de délation menée par la droite israélienne, a constitué un incroyable choc (1). Il a sonné en même temps la mort du processus d’Oslo, même s’il y eut de nouveaux espoirs vite annulés, comme en 2001 lors du controversé sommet de Taba, ou en 2005 lors du retrait d’Israël de la bande de Gaza.

20 ans après l'assassinat de Rabin

20 ans après l’assassinat de Rabin

On assiste à une extension des colonies, on voit une société israélienne qui bascule de plus en plus vers une droite dure, on constate une montée du fanatisme religieux, des confrontations de la société israélienne avec ses minorités : Bédouins, Ethiopiens, travailleurs immigrés… Et les tensions entre Israéliens juifs et Israéliens arabes ou Palestiniens s’aggravent, notamment à Jérusalem où les attaques au couteau ou à la voiture bélier se multiplient, faisant de nombreux morts.
Dans ces conditions, les forces du mouvement de la paix israélien, que nous nous sommes efforcées de référencer, sont isolées.
Un article de Joseph Confavreux*, publié par Mediapart le 16 décembre, nous semble faire une analyse intéressante du contexte dans lequel évolue le camp de la paix, de ses difficultés et de ses mutations actuelles.

(1) Allez vite voir en salles le dernier film d’Amos Gitaï : Le dernier jour d’Itzak Rabin.
* article en accès protégé.

Des raisons des difficultés du camp de la paix, multiples, l’article en cite trois :
– La forte extension des colonies et le poids des colons dans la société, et particulièrement au sein du gouvernement,
– L’échec du processus d’Oslo qui rend moins crédible la solution à deux États qui était au cœur de ce processus,
– Le fait que la guerre, pour les Israéliens, reste à l’état larvé.

Quant aux mutations en cours, le journaliste cite les axes suivants :
– L’articulation entre les questions politiques et les questions sociales et économiques ; par exemple, au plan du logement, agir pour qu’on n’aide pas ceux qui iraient s’installer dans les colonies. (ex. : l’association « Tarabout »)
– Le travail en commun des minorités contre les discriminations, le racisme… (ex. : centre Mossawa à Haifa)
– L’organisation de résistances communes entre Israéliens, juifs et palestiniens (ex. : roots)
Un article à lire donc, même si je crois un peu illusoire la possible coalition des minorités que cet article évoque… et qu’il me semble manquer dans l’analyse le rôle des autres États et, plus largement, du contexte international.

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